Ostéopathie en général

Qu’est-ce que l’ostéopathie ?

Connu comme le « thérapeute du mal de dos », l’ostéopathe peut traiter bien plus que les douleurs musculo-squelettiques. Il pourra agir sur les troubles du système cardiovasculaire, digestif, génito-urinaire, neurologique ou encore oto-rhino-laryngologique et pulmonaire. Un champ d’action large qui fait de la pratique de l’ostéopathie une option intéressante que ce soit pour les douleurs aiguës ou chroniques.

L’ostéopathie est une thérapie dite « alternative ». L’ostéopathe après avoir observé votre posture, utilise une palpation fine afin de déceler les tensions ou les déséquilibres qui causent des douleurs ou des malaises, puis fait des manipulations (dites de type structurelles « le crac » ou fonctionnelle « plus soft » afin de rétablir l’équilibre. L’ostéopathie est une thérapie globale comportant ses propres modes de « diagnostic » et de traitement. Elle permet de soigner une grande variété de dysfonctions.

Le corps est composé de différentes parties reliées entre elles. Ainsi des affections physiques ou bien psychologiques peuvent avoir des résonances partout dans le corps. Les mauvaises postures, les antécédents de traumatismes, le stress, etc., ne perturbent pas un seul système (musculosquelettique, digestif, neurologique, vasculaire, hormonal, etc.), mais tout l’organisme. Pour soigner chaque problème, il faut rétablir l’harmonie dans le système musculo-squelettique et dans chacun des autres systèmes.

Dans le langage des ostéopathes, cette harmonie se traduit souvent par les termes mobilité et motilité, la motilité désignant l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système. Un corps en santé serait doté d’une excellente motilité, non seulement dans ses articulations, mais dans tous les tissus du corps : os, muscles, nerfs, ligaments, tendons, fascias, liquides, etc.

L’une des caractéristiques distinctives de l’ostéopathie est de prendre en compte l’ensemble de la structure du corps et de tous ses mouvements, qu’ils soient larges et puissants ou qu’il s’agisse de fluctuations à peine perceptibles.

Principes fondamentaux de l’ostéopathie

Il en existe 3 :

  • La globalité : le corps humain est une unité fonctionnelle constituée de différentes parties. Une affection dans une partie du corps influence les autres. C’est pourquoi l’ostéopathe manipule parfois des zones éloignées de votre douleur première (sur le diaphragme pour soulager le dos par exemple).
  • La structure gouverne la fonction, c’est-à-dire que les diverses fonctions corporelles interagissent avec la structure du système musculosquelettique.
  • Les troisièmes et quatrièmes principes concernent davantage l’aspect préventif de l’ostéopathie : l’homéostasie. Le corps aurait la capacité de s’auto-réguler et de pouvoir retrouver une dynamique qui éloignerait les douleurs. Associé à une bonne vascularisation artérielle empêchant toutes congestions, le corps possède toutes les cartes pour se soigner ou du moins limiter les affections.

L’ostéopathe ne s’intéresse pas uniquement à un symptôme douloureux, mais considère le patient comme un tout devant être évalué dans son ensemble. Il doit découvrir de façon précise l’origine des tensions et des blocages qui restreignent la mobilité des différents tissus. Les ostéopathes sont donc formés longuement pour acquérir une profonde connaissance des structures corporelles (os, articulations, organes, viscères, muscles, etc.). Nous possédons un grand sens de l’observation, ainsi qu’une extrême finesse du toucher leur permettant de détecter de légères dysfonctions ou des mouvements particulièrement subtils. Bien que le terme ostéopathie, de par le préfixe grec « osteo » signifiant « os », puisse laisser penser que l’ostéopathe s’intéresse uniquement aux os, cette discipline concerne également les muscles,

Les bienfaits de l’ostéopathie

L’ostéopathie en traitement

L’ostéopathie est reconnue pour sa capacité à soulager les affections et les troubles du système musculosquelettique, dont le mal de dos prend une large partie. Selon une recherche menée auprès de 3 000 ostéopathes américains, plus de la moitié de leurs traitements y sont reliés.
Il s’agit à la fois de problèmes aigus comme les entorses, les blessures sportives ; ou chroniques comme les hernies discales, les lombalgies, les douleurs articulaires, les douleurs périnatales, les scolioses et les tendinites. La fasciste plantaire, l’épine de Lenoir, les troubles musculosquelettiques (TMS) causés par les postures de travail (travail prolongé à l’ordinateur par exemple), et le syndrome du canal carpien sont également traités par les ostéopathes.

Selon les praticiens, l’approche serait aussi en mesure d’intervenir sur plusieurs autres systèmes, ce qui lui permettrait également de soulager ou de soigner les affections suivantes :

  • Les troubles circulatoires des membres inférieurs, les hémorroïdes, la congestion veineuse, les palpitations, etc.
  • Les flatulences, la constipation, l’acidité gastrique, les troubles hépatobiliaires, etc.
  • Les douleurs et dysfonctions gynécologiques, les cystites, la stérilité fonctionnelle, l’énurésie, etc.
  • L’asthme, les otites moyennes (une manipulation permettrait de drainer l’oreille moyenne), les rhinites, les sinusites, les vertiges, les migraines, les bourdonnements, etc.
  • Accompagnement d’états dépressifs, le stress, l’anxiété, certains troubles du sommeil, etc.

L’ostéopathie en prévention

Depuis quelques années, l’approche met de plus en plus l’accent sur la prévention, en particulier au moment de la grossesse. L’ostéopathie peut traiter certains problèmes fonctionnels de la grossesse, comme les douleurs articulaires, les douleurs lombaires et les problèmes de digestion. Afin de faciliter le déroulement de l’accouchement, l’ostéopathe peut vérifier aussi la mobilité du bassin et de l’axe vertébral de la femme enceinte. Une étude de cohorte publiée en 2003 fait valoir que le traitement ostéopathique peut réduire les complications liées à l’accouchement.
Toujours dans un contexte de prévention, on recommande également que les nouveau-nés voient l’ostéopathe afin de réaliser un examen dans les semaines qui suivent leur naissance. On pourra corriger des traumatismes causés par l’accouchement, qui pourraient influer sur la mobilité des jonctions des os du crâne et occasionner des troubles fonctionnels ultérieurs.

Un champ d’action large

Bien que la recherche scientifique n’ait pas encore pu tout prouver, l’ostéopathie possède une large palette d’intervention. De plus, les revues systématiques, les méta-analyses et même parfois les essais cliniques évaluent souvent les effets de l’ostéopathie et de la chiropratique conjointement, sous le terme de manipulation rachidienne (spinale manipulation). Les données probantes liées à chacune de ces approches sont donc régulièrement confondues.

Contribuer au soulagement des maux de dos, en particulier la lombalgie

De nombreux articles, dont quelques revues systématiques, ont été publiés concernant le soulagement des maux de dos, en particulier la lombalgie, à l’aide de l’ostéopathie. Une revue systématique jumelée à une méta-analyse des essais cliniques aléatoires a conclu que cette approche réduit la douleur plus efficacement qu’un traitement placebo. En outre, on y fait état de plusieurs études au cours desquelles l’ostéopathie s’est avérée plus efficace que les traitements classiques.
De plus, il semble que cet effet serait bénéfique à court comme à moyen terme (les effets ayant duré au-delà de 3 mois). Enfin, cette diminution de la douleur serait comparable à celle obtenue grâce à certains médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sans les effets secondaires associés à ces derniers. L’ostéopathie pourrait donc constituer une solution alternative solide aux médicaments pour les personnes atteintes de douleurs lombaires aiguës, et possiblement pour les douleurs chroniques.

Soulager la douleur

Quelques études font état des effets positifs de l’ostéopathie dans le soulagement de la douleur aiguë ou chronique. À titre d’exemple, les résultats d’un essai clinique aléatoire, réalisé auprès de 58 patients souffrant de douleur au cou depuis moins de 3 semaines, révèlent que cette approche pourrait être aussi efficace qu’un analgésique reconnu pour traiter la douleur musculosquelettique aiguë.
Autre exemple, une étude clinique a évalué la douleur chronique au cou chez 41 patients. On a observé une diminution de l’intensité de la douleur dans le groupe sous ostéopathie, comparativement au groupe placebo, après 10 semaines de traitements. Les auteurs soulignent que ces changements engendraient un effet positif sur la qualité de vie des participants.

Contribuer à la diminution de certains symptômes liés à l’asthme

D’après quelques études, l’ostéopathie pourrait avoir des effets bénéfiques dans le traitement de l’asthme. Les résultats d’un essai clinique aléatoire réalisé auprès de 140 enfants âgés de 5 ans à 17 ans laissent penser que, comparé à une procédure simulée, le traitement ostéopathique a occasionné une plus grande amélioration du débit expiratoire de pointe (vitesse maximale à laquelle l’air peut être expiré des poumons au cours d’une expiration forcée). Toutefois, le manque d’études rigoureuses ne permet pas, pour l’instant, de conclure sur l’efficacité de l’ostéopathie ni d’aucune autre thérapie manuelle dans le traitement de l’asthme.

Retrouver de la mobilité à la suite d’interventions chirurgicales

Les cicatrices chirurgicales peuvent parfois créer des adhérences à l’origine de douleurs que l’ostéopathe serait en mesure de soulager.
Les patientes opérées d’un cancer du sein (par tumorectomie ou mastectomie) retrouveraient de la mobilité à l’épaule après des manipulations ostéopathiques.

Soulager la sphère céphalique et ORL

L’ostéopathie semblerait pouvoir soulager certains maux de tête dus à des blocages au niveau du cou et à des raideurs des aponévroses du crâne. Ces troubles empêcheraient une bonne vascularisation causant ces affections. Des résultats sembleraient également être présents dans certains cas de vertiges et d’acouphènes (hors atteintes tumorales, et organiques).

La sphère intestinale

Il semblerait que l’ostéopathie puisse agir également en cas de troubles fonctionnels de l’intestin comme par exemple en cas de syndrome du côlon irritable, constipation, ballonnements…

La sphère pelvienne

Certaines affections gynécologiques bénignes telles que des règles douloureuses pourraient être également soulagées.

Mise au point : en aucun cas l’ostéopathie ne prétend et ne peut guérir les maladies dégénératives (cancer, sida, sclérose en plaques, etc.), les maladies génétiques (fibrose kystique, myopathie congénitale, etc.) ou les maladies infectieuses (tuberculose, tétanos, etc.).

En pratique : le métier d’ostéopathe

L’ostéopathe

Il peut être ostéopathe D.O. exclusivement, ou bien issu d’une formation médicale. Il doit avoir étudié dans une école dont la formation est reconnue par le Ministère de la Santé. La qualité première d’un ostéopathe doit être l’écoute. Il doit être attentif à vos douleurs, et s’adapter à votre état. Sa palpation doit être fine et douce.

Des manipulations variées et extrêmement précises

Les manipulations fonctionnelles permettent au thérapeute, avec l’aide du sujet, de mobiliser les tissus (muscles, articulations, liquides, membranes, etc.) et d’induire un état de relâchement suffisant pour permettre l’autocorrection d’une lésion (terme pour expliquer une perte de mobilité/motilité). On pourrait dire que ces manipulations « accompagnent » la lésion.

Les manipulations structurelles demandent d’appliquer une certaine impulsion sur une structure, cette fois pour « s’opposer » à la lésion (pour retrouver de la mobilité). Parfois désagréables, mais pas douloureuses, elles peuvent provoquer un craquement (aucunement gage de réussite de la manipulation).

Les manipulations viscérales ont pour objectif de redonner le maximum de motilité aux viscères (intestin, foie, rate, poumon, etc.). Ceux-ci seraient en lien avec certains symptômes de troubles fonctionnels.

Les manipulations crâniennes sont très subtiles et pourraient ressembler à une simple imposition des mains. En réalité, il s’agit de très légers mouvements qui permettraient de rétablir la délicate mobilité des os du crâne et d’agir sur le mouvement respiratoire primaire. Ces manipulations ont été conçues au début du XXe siècle par l’ostéopathe américain William G. Sutherland. S’en inspirant, le Dr John E. Upledger a mis au point, dans les années 1970, une technique spécialisée, la thérapie craniosacrale. Celle-ci s’attache exclusivement au fluide céphalo-rachidien et aux membranes qui entourent et protègent le cerveau et la moelle épinière.

Mentionnons également l’existence de l’ostéopathie aquatique qui a recours à des manipulations classiques, mais pratiquées dans une piscine chauffée. Elles favorisent une plus grande détente, une meilleure réceptivité du corps (qui est soutenu par de petits flotteurs) et facilitent l’accès aux mémoires émotionnelles.

L’ostéopathie se pratique désormais aussi sur les animaux (autant les animaux de ferme que domestiques), un médecin vétérinaire pouvant avoir une spécialité en ostéopathie vétérinaire.

Déroulé d’une séance

L’ostéopathie s’ajuste en fonction de chaque patient. Afin de déterminer le type de votre douleur, sa localisation et sa fréquence, l’ostéopathe procède à une anamnèse en vous posant des questions. Puis il passe à une observation en sous-vêtement afin de comprendre votre posture. Par des tests de mobilité/motilité, il localise les zones de « lésions » et par une palpation il détermine la qualité tissulaire (chaleur, peau indurée…). Une fois l’origine des douleurs déterminée, il passe au traitement. Les traitements ne seront pas les mêmes pour un enfant ou un sportif, une personne anxieuse ou un accidenté, etc.
Une séance en ostéopathie dure généralement de 45 à 60 minutes. Selon le cas, le sujet demeure habillé ou en sous-vêtements. Il peut être couché (dos, ventre, côté), assis ou debout, parfois dans des postures inhabituelles. Il pourra avoir l’impression d’être « tordu dans tous les sens » ou, au contraire, à peine ressentir les mouvements lents et de petite amplitude du praticien.
En moyenne, un traitement peut nécessiter plusieurs séances (de 2 à 3) espacées de 1 à 3 semaines. Parfois, une seule consultation suffit et parfois davantage. Après la consultation, il n’est pas rare de ressentir des courbatures. Selon votre motif, il arrive que l’ostéopathe donne des exercices à poursuivre à la maison.
De plus en plus de mutuelles remboursent les consultations d’ostéopathie (cette dernière n’étant pas prise en charge par la Sécurité Sociale).

Contre-indications de l’ostéopathie

Bien que l’ostéopathie possède un large champ d’action, il existe néanmoins des contre-indications au traitement ostéopathique. La liste suivante n’est pas exhaustive.
Contre indications totales : devant tout processus infectieux, devant de la fièvre, s’il existe une poussée inflammatoire, une inflammation, devant tout processus tumoral bénin ou malin, devant une maladie neurologique (telle que le syndrome de la queue-de-cheval par exemple).
Contre indications relatives : hernies inguinales ou crurales, hernie discale, crise de migraine…

Le printemps arrive, pensez à vous

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

C’est bientôt le printemps! 

Pensez à venir faire un bilan en consultation d’ostéopathie

Le printemps est une belle occasion pour réaliser un bilan ostéopathique pour déceler les premiers dysfonctionnements du corps qui se manifesteront plus tard sous la forme de douleurs physiques ou de gènes inexpliquées.

Un bilan en ostéopathie pour le printemps

C’est une période de renaissance où la nature fait peau neuve. C’est l’occasion idéale pour entamer de la meilleure des façons cette saison florissante et dynamique. 

Quoi de mieux que de vérifier par un bilan ostéopathique que votre corps fonctionne bien et que vous êtes dans les meilleures dispositions pour être en pleine forme!

N’oubliez pas, bouger est un des facteurs qui vous aidera.

Durant toute cette période, n’attendez pas de ressentir des douleurs pour venir faire votre bilan ostéopathique. 

Quand on se sent bien, des désordres et des déséquilibres peuvent déjà s’installer pour déclencher plus tard (lors d’un stress, d’une activité, d’une annonce particulière…) des symptômes physiques désagréables.

Pensez à vous.

Ostéopathie et le Syndrome d’Ehlers-Danlos

Le Syndrome d’Ehlers-Danlos est une maladie génétique multi-systémique touchant les tissus conjonctifs du corps humain et plus précisément le collagène. Ceci signifie qu’elle affecte plusieurs systèmes de l’organisme. Les patients atteints de ce syndrome présentent alors différents symptômes tels que les douleurs, des luxations répétées dues à une hyperlaxité des articulations, une hyper-élasticité de la peau et bien d’autres.

Je me suis intéressée à cette maladie car je suis concerné de près par elle. Je me suis rendu compte que peu de personnes, que ce soit dans le monde médical ou public, connaissaient cette maladie. Elle est alors très tardivement diagnostiquée et entraine une errance médicale de plusieurs années. Les personnes atteintes de ce syndrome ne comprennent pas d’où viennent leurs douleurs et sont laissées au dépourvu. Quand elle est diagnostiquée, les professionnels spécialisés soignent symptomatiquement les différents signes que présente le patient. Et pour les cas les plus sévères, cette médication ne suffit plus.
C’est pourquoi , je me suis demandé si l’on pouvait aider les personnes atteintes du SED dans le but d’améliorer leurs quotidiens que ce soit pour les douleurs (largement présente dans le SED) mais aussi pour d’autres troubles tels que les reflux, les troubles respiratoires ou la fatigue chronique.

Le traitement ostéopathique

Il est préférable de choisir certaines manipulations ou mobilisations ostéopathiques douces et mesurées car d’autres, plus amples peuvent être interdites du fait de ce qu’implique la maladie au niveau physique.

Le praticien privilégiera un traitement uniquement fonctionnel car de nombreuses contre-indications ont été établies sur les techniques structurelles. Les techniques structurelles impliquent d’amener l’articulation dans de grandes amplitudes, elles peuvent causer des luxations par la suite. Cette pratique peut être utilisée avec le plus grand soin et le plus grand contrôle afin de ne pas dépasser le mouvement permis par l’articulation traitée.

L’approche ostéopathique utilisée est la fasciathérapie ou d’autres techniques, dites « fonctionnelles » qui utilisent seulement les tissus mous et qui ne mobilisent pas les différentes parties du corps avec des degrés de mouvements trop élevés.
De plus, cette approche est intéressante car cette maladie touche principalement le collagène et l’élastine qui se trouve dans tous nos tissus. Ainsi en travaillant en « profondeur » les fascias, nous pouvons aider au rétablissement du corps et soulager les contraintes entrainées par le tissu conjonctif.

L’OSTÉOPATHIE STRUCTURELLE (avec beaucoup de précautions)

Ces pratiques ostéopathiques sont peu recommandées car ce sont justement les techniques qui craquent, aussi appelées HVBA ou « cracking ». Ce sont des techniques directes sur les articulations (haute vélocité basse amplitude). Habituellement il n’y a pas de déplacement des surfaces articulaires mais uniquement un mouvement bref qui permet d’envoyer une information neurologique à l’articulation et lui redonner une information de mouvement. En bref, la manipulation donne une information au corps qui se réadapte tout seul.

Le problème est que, dans le SED, l’hypermobilité fait que ces techniques peuvent devenir dangereuses si elles ne sont pas parfaitement contrôlées et adaptées, en effet, au lieu de provoquer un simple crack inoffensif habituellement, ces techniques peuvent provoquer des subluxations de l’articulation, pouvant aller jusqu’à la luxation complète si le thérapeute ne respecte pas les tissus.

Le second risque avec ces manipulations est le risque hémorragique, il concerne plus précisément le SED vasculaire. Lors des manipulations cervicales (mais aussi lombaires) il y a un risque que la mise en tension de l’articulation provoque une déchirure au niveau des artères qui sont particulièrement fragiles et exposées à ces endroits. Ce sont les deux principaux risques concernant ces manipulations.

Il est donc essentiel d’effectuer, au préalable, un diagnostic ostéopathique complet et précis qui orientera la traitement.

LES TECHNIQUES NEUROMUSCULAIRES, D’INHIBITIONS, POINTS GÂCHETTE (DÉCONSEILLÉES)

Ces techniques ne présentent pas de réel danger, ce sont des techniques qui consistent en des appuis importants de la pulpe des doigts. Le risque principal de ces techniques est de provoquer des bleus ou même des égratignures minimes sur notre peau fragile. Elles peuvent également être douloureuse compte tenue de notre peau à la sensibilité exacerbée. Mais elles ne présentent pas de véritables risques pour la santé, elles peuvent donc être utilisées mais avec modération.

LES TECHNIQUES VISCÉRALES

Les techniques viscérales sont également séparées en techniques viscérales structurelles ou techniques viscérales fonctionnelles, ce sont des techniques qui agissent sur le système digestif. Elles ne présentent pas spécialement de contre-indications.

LES TECHNIQUES MYOTENSIVES (DES PRÉCAUTIONS SONT À PRENDRE)

Dans les techniques myotensives, aussi appelées EM (énergie musculaire), le patient participera activement à la technique où le praticien demande un mouvement précis au patient (contre résistance) afin de corriger une dysfonction, l’effet est le même que dans les techniques HVBA, une information neurologique est envoyée qui permet au corps de s’autoréguler. C’est ici à vous de prendre les précautions, ces techniques ne sont pas une démonstration de force, le but n’est pas de montrer à votre praticien qui est le plus fort, si cela est douloureux, ne poussez pas fort et soyez à l’écoute de votre corps et de votre praticien qui vous guidera.

LE TOG (CONSEILLÉ)

Le TOG ou Traitement Ostéopathique Général, ce sont des techniques rythmiques basées sur la répétition et indolores, elles consistent souvent en des mouvements de rotation ou de compression/décompressions au niveau articulaire. Elles sont particulièrement agréables dans le traitement des douleurs articulaires (par exemple l’arthrose), mais peuvent aussi être utiliser pour favoriser le retour veineux ou lymphatique ou relancer le système digestif. Elles sont sans danger dans la prise en charge du SED.

LES TECHNIQUES FONCTIONNELLES (CONSEILLÉES)

Aussi appelées technique de fascia, fascia thérapie, techniques biodynamique, techniques myofasciales, elles regroupent également l’ostéopathie crânienne. Ce sont des techniques très douces qui consistent en un appui léger des mains, ces techniques sont 100% indolores, il est par contre normal et courant d’avoir un sentiment d’oppression lors de certaines techniques (principalement au niveau du thorax, parfois au niveau du crane). Ce sont des techniques qui agissent sur le tissu conjonctif et justement, le SED est une atteinte de ce même tissus conjonctif, ce sont donc les techniques parfaites pour nous. Elles ne présentent absolument aucun danger et d’une façon générale connaissent très peu de contre-indications.

CE QUE L’OSTÉOPATHE PEUX FAIRE POUR VOUS.

L’ostéopathe ne traite pas que les douleurs musculo-squelettiques (mal de dos ou aux articulations). Voici une liste non-exhaustive des indications de l’ostéopathie applicables au SED :

  • Les migraines
  • La fatigue physique ou morale ainsi que les insomnies
  • Les problèmes digestifs : constipation, diarrhée, nausée, vomissements, ballonnements, maux de ventre.
  • Les vertiges et acouphènes
  •  Les  problèmes d’ATM (machoire) : difficultés à l’ouverture ou fermeture de la bouche, les douleurs à la mastication, le bruxisme (grincement des dents la nuit)
  • Les problèmes uro-génitaux : incontinence, dyspareunie (douleur aux rapports sexuels), troubles du cycle (dysménorrhée, aménorrhée, métrorragie), douleurs ovariennes.
  • Troubles respiratoires : essoufflements, sensation de gène, de blocage.

Les traitements naturels pour soulager les douleurs articulaires

Les douleurs articulaires peuvent être de plusieurs natures ; les phénomènes les plus courant sont liés à des problèmes d’usure ou de frottements répétés. 

Avez-vous pensé aux traitements naturels pour soulager vos douleurs articulaires avant de vous précipiter sur vos médicaments ? Des compléments alimentaires pour les articulations à l’ostéopathie en passant par les remèdes de grand-mère, certains traitements naturels peuvent être efficaces pour retrouver une bonne mobilité afin de lutter contre les articulations douloureuses ainsi que pour prévenir ce type de troubles.

Les types de douleurs articulaires

Même si on a tous une idée de ce qu’est une articulation, il convient d’en rappeler la définition : jonction discontinue entre deux os permettant le mouvement de ses deux structures osseuses. Notre corps est tapissé par 350 à 400 articulations, les douleurs articulaires peuvent donc toucher un grand nombre d’endroits mais les localisations les plus fréquentes vont être les membres supérieurs et inférieurs ainsi que le rachis et le bassin.

Les douleurs articulaires peuvent être de plusieurs origines :

  • traumatisme : douleur survenant suite à un traumatisme, une fracture ou une chute
  • Arthrose : douleur d’origine mécanique, liée à l’usure et à la pression qui a été exercée sur le cartilage articulaire qui, en réponse à cela, va s’épaissir. L’arthrose sera donc, en général, à l’origine d’une raideur matinale diminuant petit à petit au cours de la journée lors de l’utilisation de l’articulation en question. Localisation les plus fréquentes de l’arthrose : genou, main, hanche, vertèbres (cervicales, dorsales et lombaires).
  • L’arthrite : douleur d’origine inflammatoire, liée à une réaction inflammatoire dans la capsule articulaire créant des douleurs à prévalence nocturne. Le mécanisme de ces pathologies est encore mal connu. Les pathologies à types d’arthrites les plus fréquentes : spondylarthrite ankylosante (adultes ou personnes âgées), polyarthrite rhumatoïde (adulte ou personnes âgées), arthrite juvénile (enfants).

L’alimentation pour soulager les douleurs articulaires

Depuis la nuit des temps, l’alimentation est reconnue pour avoir un effet sur l’amélioration ou l’aggravation de telle ou telle pathologie. Adapter son alimentation pourra donc être un bon moyen, de prévenir ou de diminuer les effets d’une pathologie articulaire. Certains aliments seront donc à favoriser et d’autres à proscrire.

Les aliments à éviter lors de douleurs articulaires

  • Les aliments acidifiants : ces aliments vont acidifier le métabolisme et donc favoriser et entretenir l’inflammation, ils sont donc à proscrire, ou tout du moins à fortement diminuer de notre alimentation (pain blanc donc préférer du pain complet, viandes rouges, charcuterie, lentilles, soja, café, sucres et autres dérivés…).
  • Cuisson haute température : favorise le développement des cytokines inflammatoires.
  • Aliments transformés (forte teneur en sucre et en graisses saturées) : favorise l’inflammation (sucreries, sodas, fritures…)
  • Alcool : forte proportion à aggraver l’inflammation, parfois même après un seul verre.

Les aliments à favoriser lors de douleurs articulaires

  • Végétaux (fruits et légumes) : 70% de l’assiette permet de neutraliser l’acidité contenus dans les protéines animales (brocoli, choux, courge, tomate, ail, myrtilles, mûres, pêches, pomme…)
  • Hydratation : nos articulations sont essentiellement composées d’eau, une hydratation suffisante (1,5/2 litres d’eau) permettent de lubrifier les articulations.
  • Rééquilibrer les apports en oméga-3 plutôt que les oméga-6 : notre apport en acides gras est essentiellement fait par des aliments riches en oméga-6 (huile d’arachide, tournesol…) alors que les oméga-3 ont des propriétés dans la construction des membranes cellulaire et aide à lutter contre l’inflammation (poisson gras, huile de lin…)
  • Préférer les céréales complètes : apport en fibres important (pain complet, pâtes complètes…)

Les compléments alimentaires pour les articulations

Les compléments alimentaires peuvent être un traitement naturel efficace contre les douleurs articulaires. Le site Nutri&Co propose un large choix de compléments alimentaires avec des compositions et des but différents.

Le curcuma bénéfique pour vos articulations

Depuis longtemps dans la médecine indienne, le curcuma est reconnu et utilisé pour ses propriétés antioxydantes et bénéfiques, entre autres, pour les articulations. C’est en fait la curcumine contenue dans le curcuma qui possède des propriétés thérapeutiques intéressantes. Les compléments alimentaires au curcuma de Nutri&Co sont dosés de telle manière qu’ils possèdent une biodisponibilité élevée (faculté de l’organisme à absorber un principe actif afin que la plus grande quantité atteigne les cellules cibles). Les propriétés et la biodisponibilité du curcuma en font donc un allié pour les problèmes d’articulations en les soulageant, en apaisant les douleurs et en augmentant leur flexibilité.

Le collagène pour soutenir les articulations

Le collagène est un des composants des tissus très répandu dans le corps, il permet notamment de donner la souplesse de la peau et des articulations.

Une cure de collagène permet un soutien des articulations puisque le cartilage de celles-ci est essentiellement constitué de collagène. Or, avec le temps et l’usure, la réserve en collagène de l’organisme diminue de plus en plus chaque année. La cure en collagène marin couplée à de la vitamine C, permettra une amélioration de l’élasticité, du tonus et de la texture de la peau et des articulations.

La documentation scientifique est de plus en plus importante sur ce composant corporelle. Sa biodisponibilité a donc été étudiée et il a été établi que ce sont les peptides de petites tailles qui sont les plus efficaces. Nutri&Co a donc créé une formule répondant aux normes de biodisponibilité tout en conservant un goût fruité.

La chondroïtine pour protéger vos articulations

La chondroïtine est un nutriment naturellement présent dans l’organisme ; avec la glucosamine ils sont nécessairess pour la composition du cartilage et du tissu conjonctif. Une cure en chondroïtine permet de renforcer le cartilage et la capsule articulaire afin de protéger nos articulations.

L’Harpagophytum pour limiter les inflammations

L’Harpagophytum est une plante connue aussi sous le nom de « griffes du diable » qui possède des propriétés anti-inflammatoires. Ces propriétés en font donc un traitement naturel de choix pour traiter les pathologies rhumatismales, les pathologies arthritiques ou les arthroses qui sont des pathologies de types inflammatoires. Effectuer une cure de compléments alimentaires permettra de limiter le phénomène inflammatoire à l’origine des douleurs articulaires.

Les astuces naturelles pour soigner les douleurs articulaires

L’argile verte / rouge pour réduire la douleur au niveau des articulations

Appliquer de l’argile en cataplasme peut être un bon remède naturel pour plusieurs types de douleurs.

L’argile verte possède des vertus anti-inflammatoires et reminéralisantes, appliquée au niveau des articulations elle va permettre en premier lieu de réduire la douleur. Les silices peuvent permettre la réparation des os et des tendons ayant ainsi une action renforçante au niveau de l’articulation et un effet cicatrisant en cas de traumatisme.

L’argile rouge a des effets sur la circulation sanguine et d’apaisement, en application sur une articulation douloureuse celle-ci permettra un drainage de la zone ainsi que de diminuer la sensation douloureuse.

Un bain de bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude est connu pour ses propriétés décontractantes, en bain il permettra de soulager les douleurs musculaires. En effet, lorsque l’on souffre de douleurs articulaires, les muscles environnants vont se contracter afin de protéger la zone. Dans de l’eau chaude ou dans son bain directement, verser 4 à 5 cuillères de bicarbonate de soude et faire un bain de 15-30 min afin de délasser le corps des tensions qui découlent des rhumatismes.

Les infusions bénéfiques pour vos articulations

Plusieurs infusions de plantes peuvent avoir des effets bénéfiques sur les articulations douloureuses :

  • infusion de gingembre : le gingembre est un puissant anti-inflammatoire ainsi qu’un antalgique naturel.
  • infusion de graines de lin : les graines de lin sont riches en oméga-3,  ce qui aura un effet bénéfique sur les articulations.
  • infusion d’ortie : l’ortie va avoir un effet direct de diminution de la douleur mais ses propriétés diurétiques vont aussi permettre le drainage de l’inflammation articulaire.

Froid / chaud

Pour décontracter les muscles, on peut aussi appliquer du chaud avec une bouillote ou avec une douche ou un bain car cela favorise leur décontraction. En revanche, en cas de douleur inflammatoire, il sera plutôt conseillé d’appliquer du froid sur la zone afin de limiter les effets de la réaction.

L’ostéopathie pour soulager les douleurs articulaires

L’ostéopathie est une médecine manuelle reposant sur l’utilisation de techniques précises afin de prévenir, diagnostiquer et traiter les douleurs. Pour ce faire, le thérapeute prendra en charge le patient en fonction du contexte social, personnel et professionnel dans lesquels il évolue.

Les douleurs articulaires peuvent être à l’origine de contractions musculaires importantes ainsi que d’une diminution de la mobilité. Ces manques de mobilités peuvent donc, par les liens musculaire et tissulaires être à l’origine de maux à distance du point de tension initial.

L’ostéopathie repose sur une vision globale, en cas de douleurs articulaires ; le praticien s’assurera du bon fonctionnement de la mécanique des structures telles que les membres inférieurs et supérieurs, la colonne vertébrale et le bassin. Mais il ira investiguer les conséquences de ces douleurs, à savoir les contractions musculaires de la zone incriminée. Il ira aussi s’assurer des bons échanges liquidiens du corps afin de permettre le drainage de l’inflammation et de s’assurer qu’il n’y a pas un phénomène d’auto-entretien de celle-ci.

Votre ostéopathe sera à même de vous conseiller des exercices et des étirements afin que le traitement perdure dans le temps et que votre confort de vie s’améliore.

Les vertiges, symptômes liés à l’arthrose cervicale

Si l’arthrose, parce qu’elle touche beaucoup de monde, est une pathologie assez connue, on réduit souvent ses symptômes à des douleurs articulaires. Saviez-vous que l’arthrose cervicale peut aussi causer des vertiges ? On vous explique pourquoi, et surtout comment y remédier.

L’arthrose c’est quoi ?

Anatomie des articulations

Une articulation unit deux pièces osseuses. Selon sa forme et sa fonction, elle sera plus ou moins mobile. Les articulations du corps ne sont pas uniquement composées d’os. En effet, d’autres éléments sont présents comme le cartilage, le liquide synovial ou encore les muscles, ligaments et fascias qui s’y insèrent. Le cartilage recouvre l’extrémité des os et permet ainsi les mouvements de l’articulation. De plus, une membrane synoviale est située à l’intérieur pour sécréter le liquide du même nom. Ce liquide nourrit les tissus et participe à la bonne mobilité de l’articulation en lubrifiant la zone. Le cartilage, accompagné du liquide synovial, diminue le contact des os, amortit les chocs et favorise ainsi un mouvement optimal de l’articulation.

Mécanisme d’installation de l’arthrose

L’arthrose correspond à une perte de ce cartilage, à l’origine d’une inflammation au niveau de l’articulation qui entraîne une douleur. La destruction de ce cartilage provoque donc une perte de mobilité associée à des douleurs. De plus, l’arthrose diminue la sécrétion du liquide synovial ce qui impacte également le bon fonctionnement de l’articulation. Cette pathologie s’accompagne souvent d’un remaniement osseux de la zone, entraînant alors une modification de la structure osseuse et perturbant souvent la bonne mobilité. Les principaux symptômes sont donc une douleur importante, accompagnée d’une inflammation et d’une perte des mouvements.

Cette pathologie touche environ 17 % des Français, et est plus fréquente chez les femmes. L’âge augmente les risques mais d’autres facteurs comme le surpoids, la sédentarité, la génétique ou des traumatismes mal rééduqués peuvent favoriser son apparition. Toutes les articulations peuvent être touchées mais les plus récurrentes sont le rachis, les genoux, les hanches ainsi que les doigts.

L’évolution de l’arthrose

L’évolution dépend des personnes, elle peut être soit lente soit rapide. Selon la dégénération de l’articulation, la pose d’une prothèse peut être envisagée.

L’arthrose présente deux phases différentes.

  • Un état chronique où une gêne modérée et quotidienne est présente. L’activité physique est alors encore possible.
  • Cependant, lors des phases de crises douloureuses aiguës, l’inflammation et la douleur sont très importantes. Seul le repos soulage les douleurs et, au contraire, l’activité les augmente fortement.

Selon la localisation, les complications sont différentes. Au niveau des genoux et de la hanche, qui sont situés au niveau du membre inférieur, une impotence fonctionnelle avec une difficulté à se déplacer apparaît avec le temps. Au niveau du rachis, des atteintes nerveuses ou vasculaires sont parfois associées. D’autres symptômes peuvent être associés selon la zone du rachis atteinte.

Par exemple, le vertige peut être associé à l’arthrose du rachis cervical.

Les vertiges, un symptôme de l’arthrose du rachis cervical

Qu’est-ce qu’un vertige ?

Les vertiges sont une sensation de perte d’équilibre qui peut provoquer des chutes pouvant être dangereuses. Le patient peut décrire la sensation que la tête tourne ou au contraire que la pièce, l’environnement bouge. Ces symptômes obligent parfois à s’assoir ou à se tenir à un mur. Il s’agit de crises allant de quelques secondes à plusieurs heures. Elles peuvent se répéter plusieurs fois dans le temps. Différents facteurs comme les mouvements rapides de tête, le fait de se lever ou de s’allonger entraînent parfois l’apparition des vertiges.

Parmi les causes des vertiges : l’arthrose cervicale

Différentes causes peuvent être à l’origine de ces symptômes. On rencontre les vertiges positionnels paroxystiques bénins, la névrite vestibulaire, la maladie de Ménière, liés à un traumatisme crânien, à une infection de la sphère ORL, à certains médicaments… Cependant, ces vertiges sont quelquefois associés à de la cervicarthrose.

Les études n’ont pas encore démontré le mécanisme précis de ces vertiges occasionnés par l’arthrose du cou. Des hypothèses ont tout de même été posées pouvant expliquer ce symptôme. La perte de mobilité de la tête, la posture modifiée ou encore la compression artérielle sont envisagées pour expliquer le lien entre vertiges et arthrose. En effet, l’arthrose au niveau des cervicales entraîne parfois des remaniements osseux à l’origine d’ostéophytes (excroissance osseuse). Ces modifications au niveau des os et des articulations peuvent provoquer une gêne, un obstacle sur le trajet d’une artère et perturber la vascularisation provoquant potentiellement des vertiges. De plus, la douleur et cette modification osseuse peuvent également modifier la position de la tête, dérangeant ainsi les capteurs posturaux et favorisant les symptômes vertigineux.

La cause de ces vertiges peut être très variée. Même si l’arthrose a été diagnostiquée, il est important de consulter un professionnel de santé afin de chercher une potentielle origine organique avec lésion. Cela permettra notamment d’adapter la prise en charge en traitant la cause de ces symptômes.

Ces symptômes vertigineux peuvent être isolés, ou accompagnés de nausées, d’acouphènes, de céphalées, d’une perte de l’audition, de sueurs ou d’une névralgie cervico-brachiale. Ajoutés à la douleur de l’arthrose, ces vertiges impactent la qualité de vie des patients.

En effet, ces crises peuvent entraîner des chutes plus ou moins graves ou obliger à l’arrêt de l’activité.

L’ostéopathie pour aider au traitement de ces vertiges liés à l’arthrose

L’ostéopathie est très bénéfique pour aider au traitement de l’arthrose. Par des techniques douces, l’ostéopathe travaille sur la ou les articulations touchées afin de conserver le plus de mobilité possible. L’objectif est ici d’entretenir la qualité des tissus et de permettre au patient de continuer à bouger afin de diminuer l’impact de l’arthrose sur sa vie. De plus, des manipulations sont effectuées sur les tissus environnants afin de diminuer leur tension à l’origine de douleur. En effet, une des complications de l’arthrose est notamment la contraction des tissus et des muscles aux alentours. L’ostéopathe peut ainsi éviter l’aggravation des douleurs avec un travail tissulaire doux et également musculaire.

L’ostéopathie, par son approche globale du patient, effectue un travail sur l’ensemble du corps.

En effet, l’arthrose, à cause de la douleur ou de la perte de mobilité, peut modifier la posture du patient.

En rééquilibrant la posture, la mobilité des membres inférieurs, du bassin et du rachis, le praticien évite la sur-sollicitation de zones dites « de compensation », à l’origine non-douloureuse. Par ailleurs, une posture équilibrée permet également d’éviter les sensations vertigineuses qui pourraient apparaître par l’utilisation trop intensive des capteurs posturaux.

De plus, l’ostéopathe peut également favoriser une meilleure circulation sanguine dans l’ensemble du corps. Le sang transportant les nutriments et l’oxygène nécessaire au bon fonctionnement des tissus, une bonne circulation assure donc une meilleure qualité tissulaire. Cette circulation sanguine permet également d’évacuer les déchets présents à l’intérieur des tissus, organes ou articulations.

En diminuant les conséquences de l’arthrose, l’ostéopathe permet ainsi de diminuer les douleurs mais également d’éviter les autres symptômes et complications, tels que les vertiges.

Enfin, pour traiter plus spécifiquement les vertiges liés à l’arthrose cervicale, l’ostéopathe peut travailler plus précisément sur cette zone. Il restaurera plus de mobilité au cou ainsi qu’au crâne et pourra également diminuer les contraintes tissulaires qui pourraient être à l’origine de point de conflit vasculaire.

D’autres traitements pour diminuer les symptômes ?

Des médicaments antalgiques contre l’arthrose

L’arthrose étant une maladie dégénérative (dégradation progressive), une prise en charge pluridisciplinaire semble être nécessaire. En complément de l’ostéopathie, un traitement symptomatique avec des antalgiques et des anti-inflammatoires peut être prescrit pour diminuer la douleur, notamment lors des crises aiguës. Lorsque la douleur est trop importante, sur des articulations telles que le genou ou la hanche, la pose d’une prothèse peut être envisagée.

Une activité physique en complément de l’ostéopathie

De plus, lors des phases moins douloureuses, il est nécessaire de continuer l’activité pour conserver de la mobilité au niveau de l’articulation touchée. Pour cela, des étirements, de la gymnastique douce, du yoga et également de la marche sont réalisables. Des consultations chez un kinésithérapeute permettent aussi de garder une bonne mobilité et de renforcer spécifiquement certains muscles ou de diminuer la douleur à l’aide de massages.

Une alimentation équilibrée pour l’arthrose

Une alimentation équilibrée est importante dans le maintien d’une bonne santé et d’un poids de forme, évitant ainsi de sur-solliciter les articulations présentant de l’arthrose. Les aliments favorisant l’inflammation tels que la viande rouge, le pain blanc, les repas transformés, les fritures sont à éviter.

Un apport suffisant d’oméga-3 semble être intéressant dans le traitement de l’arthrose pour son effet anti-inflammatoire. La consommation de poisson est donc conseillée.

Phytothérapie : les plantes pour agir sur l’arthrose

La phytothérapie peut permettre une diminution des symptômes de l’arthrose et également des vertiges. L’harpagophytum (ou griffe du diable), le cassis (ou ribes nigrum), le saule, l’ortie ou encore la gaulthérie sont des plantes avec de nombreux effets anti-inflammatoires et antalgiques soulageant ainsi les douleurs articulaires. Concernant les symptômes vertigineux, le gingko biloba est conseillé. Cette plante favorise une meilleure circulation du sang dans le corps et la tête.

Ne pas oublier le médecin pour vérifier que tout va bien…

Concernant les vertiges, une consultation chez un médecin est nécessaire pour étudier ses origines. En effet, l’arthrose cervicale n’est pas la seule cause de ces symptômes. Une évaluation de l’oreille interne est donc parfois utile. De plus, la posture avec ses différents capteurs (yeux, dents, pieds) est également incriminée dans des vertiges et on peut donc être amené à consulter les professionnels de santé adaptés.

Maladie de Parkinson et ostéopathie

Classée parmi les troubles neurodégénératifs, la maladie de Parkinson est aujourd’hui deux fois plus fréquente en France qu’il y a 25 ans. Cette maladie qui touche le système nerveux est caractérisée par plusieurs symptômes et peut devenir handicapante, autant par les symptômes en eux-mêmes que par les douleurs qui peuvent y être associées. Quelle peut être la place d’un ostéopathe dans l’accompagnement des patients Parkinsoniens ?

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

Le mécanisme de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est consécutive à un déficit de production d’un neurotransmetteur : la dopamine. Ce manque de dopamine déclenche l’apparition des symptômes (voir ci-dessous) et est lié en général à la destruction des cellules qui le produisent, les neurones dopaminergiques.

Les causes de la maladie de Parkinson

Comme pour la plupart des troubles neurodégénératifs, on identifie aujourd’hui plusieurs causes à la maladie de Parkinson. On peut les classer en deux catégories : les causes génétiques et les causes environnementales.

Facteurs génétiques

Les dernières avancées de la recherche scientifique dans ce domaine ont mis en évidence que plusieurs mutations génétiques peuvent être causales de la maladie de Parkinson. Elles restent rares, et, dans ce cas, la maladie sera très probablement héréditaire. Il ne s’agit donc pas de l’origine la plus courante.

Facteurs environnementaux

En revanche, il est reconnu aujourd’hui que les principaux facteurs favorisant l’apparition de la maladie de Parkinson sont de nature environnementale. Il s’agit principalement de l’exposition à certaines substances toxiques qui, lors de contacts importants et prolongés (qui se comptent en années), détruisent certaines cellules du cerveau : les neurones dopaminergiques. La nature de ces substances toxiques peut être variée (manganèse, monoxyde de carbone, sulfure de carbone, métaux lourds…). Néanmoins, cette cause n’est pas toujours retrouvée ni suffisante pour expliquer l’apparition de la maladie : il reste une partie idiopathique que la science n’explique pas totalement.

Les symptômes de la maladie de Parkinson

C’est donc suite à la baisse de la dopamine que les symptômes de la maladie apparaissent. Mais cette apparition est lente et progressive, ce qui rend difficile le diagnostic. En général, ils ne touchent d’abord qu’un côté avec de devenir bilatéraux (bien qu’ils restent asymétriques, ce qui signifie qu’un côté est plus touché que l’autre).

Les symptômes principaux reposent sur une triade :

  • Tremblement de repos : le plus connu du grand public, il s’agit donc d’un tremblement fin qui concerne principalement les extrémités (doigts et mains).
  • Akinésie : l’akinésie définit la lenteur et la difficulté à faire des mouvements, notamment s’ils sont complexes et nécessitent une coordination. Elle est parfois confondue avec de la fatigue ou de l’engourdissement.
  • Rigidité musculaire : la rigidité ou raideur musculaire est liée à l’hypertonicité (tension excessive) des muscles. Elle peut s’exprimer au mouvement (par des douleurs, des crampes…) mais aussi en statique dans la posture (corps voûté vers l’avant, tête baissée…).

D’autres symptômes peuvent apparaître avec le temps. On peut dénoter :

  • Une plus grande fatigabilité (baisse d’endurance et de rendement dans les activités) et une fatigue globale.
  • Des difficultés motrices consécutives à l’akinésie (piétinement à la marche…) et à la rigidité musculaire, des troubles du langage, de l’écriture, de l’équilibre…
  • Des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire, des troubles du sommeil…
  • Il ne faut pas non plus sous-estimer les répercussions psychologiques de la maladie, qui s’accompagne malheureusement souvent de dépression.

Le suivi des patients Parkinsoniens

Comment se fait le diagnostic ?

À cause de l’apparition lente et progressive des symptômes, le diagnostic de la maladie de Parkinson est souvent lui aussi très long à être posé. En effet, ce diagnostic repose quasi-exclusivement sur l’examen clinique. Il est tout de même recommandé d’avoir l’avis d’un neurologue avant de commencer un traitement.

Il arrive parfois que des examens complémentaires soient effectués (scanner, IRM, biopsie), en général pour éliminer d’autres causes possibles des symptômes et confirmer le diagnostic.

Quel est le traitement médical de la maladie de Parkinson ?

Le traitement médical repose sur la prise de médicaments : les antiparkinsoniens. Ces médicaments n’ont pas toujours la même efficacité selon le patient et la nature précise de ses troubles, c’est pourquoi il est important qu’ils soient prescrits par un spécialiste et que le suivi soit régulier.

Les médicaments antiparkinsoniens…

Les plus fréquents sont la Levodopa (ou L-Dopa) et les agonistes dopaminergiques. Dans les deux cas, le but est de créer une synthèse artificielle de dopamine pour compenser le déficit.

  • La Levodopa (ou L-Dopa) est un précurseur de la dopamine et le corps va la transformer en dopamine. Elle est très efficace pour contrer les troubles moteurs et assez peu sur les autres signes.
  • Les agonistes dopaminergiques sont des molécules proches de la dopamine et agissent en reproduisant les effets de ce neurotransmetteur : ils permettent un effet plus large que la Levodopa, notamment sur le retentissement psychique (syndrome dépressif).

… et leurs effets secondaires

Malheureusement, comme tous les médicaments, ces traitements ont des effets secondaires. On peut tout d’abord noter que la Levodopa comme les agonistes dopaminergiques sont susceptibles de causer des dyskinésies (des mouvements involontaires non-contrôlables et anormaux). Elles ne sont pas présentes en permanence mais peuvent être particulièrement gênantes voire dangereuses.

En plus de cela, de nombreux effets secondaires indésirables sont possibles :

  • Des nausées et des vomissements, surtout au début du traitement,
  • De la constipation par la suite,
  • Des vertiges le matin, liés à de l’hypotension,
  • De la somnolence, ce qui accentue la fatigue déjà présente,
  • Des hallucinations et des épisodes de délires.

Quel accompagnement paramédical pour les patients Parkinsoniens ?

En plus du traitement médicamenteux, d’autres thérapies sont mises en place pour accompagner les patients.

L’orthophonie aide à préserver le plus possible le langage et rééduquer lorsque cela est nécessaire. Elle permet aussi de lutter contre les troubles de la déglutition ou de l’écriture. Elle est très importante pour limiter l’isolement social.

De la kinésithérapie est aussi souvent prescrite pour diminuer les raideurs musculaires et entretenir le plus longtemps possible l’autonomie et les capacités motrices physiques. Elle doit être commencée dès la pose du diagnostic afin de diminuer le plus possible les répercussions de la maladie.

On peut également recommander de consulter un psychologue lorsque les répercussions psychiques sont difficiles, ainsi qu’un nutritionniste pour les divers troubles digestifs.

La place de l’ostéopathe dans la maladie de Parkinson

L’ostéopathe a toute sa place dans la prise en charge de la maladie de Parkinson, et ce sur plusieurs symptômes et dans plusieurs buts. Ce professionnel paramédical travaille par thérapie manuelle avec tout un éventail de techniques, sur l’ensemble du corps.

L’ostéopathie musculo-squelettique dans la maladie de Parkinson

Une première approche importante est l’approche dite musculo-squelettique ou structurelle. Elle permet en effet de corriger les restrictions de mobilité, les blocages et d’équilibrer les différentes de tonus musculaires (car n’oublions pas que c’est ce qui est incriminé dans la raideur caractéristique de la maladie de Parkinson). L’ostéopathe agit donc en redonnant de la mobilité aux articulations et en maintenant le plus possible la souplesse musculaire, ce qui diminue les contraintes globales, les douleurs et permet de garder plus d’autonomie.

L’ostéopathie viscérale pour le système digestif du patient Parkinsonien

De nombreux symptômes digestifs sont retrouvés chez les patients Parkinsoniens, et pour plusieurs causes (le manque de dopamine diminue la mobilité du tube digestif, les médicaments peuvent engendrer des nausées ainsi que de la constipation…). L’ostéopathie viscérale est une technique qui a fait ses preuves pour améliorer les troubles du transit ainsi que les douleurs abdominales. Cela permet un bien plus grand confort digestif pour les patients Parkinsoniens !

L’ostéopathie sur le système respiratoire

Dans sa prise en charge globale, l’ostéopathe s’attarde également sur le système respiratoire (les côtes, le diaphragme, les poumons…). En effet, une diminution de la capacité respiratoire est souvent incriminée chez les patients atteints de la maladie de Parkinson pour plusieurs causes. Des techniques ostéopathiques permettent d’améliorer cette capacité respiratoire et de diminuer certains risques.

L’ostéopathie contre les troubles du sommeil, le stress…

Certaines techniques ostéopathiques, notamment sur le système nerveux et crânien, ont pour but de ramener un équilibre neuro-végétatif (le système qui s’occupe des fonctions inconscientes). Elles sont efficaces pour lutter contre les troubles du sommeil mais également l’anxiété.

Une prise en charge adaptée pour chaque patient Parkinsonien

L’ostéopathie, par la pluralité de ses champs d’actions, se spécifie pour chaque patient afin de travailler sur les problématiques qui lui sont propres. Cela est d’autant plus important dans la maladie de Parkinson qui, comme nous avons pu le voir, est caractérisée par de multiples symptômes dont l’expression varie d’une personne à l’autre et au cours du temps. L’ostéopathie vous permet une prise en charge sur-mesure, adaptée à vos besoins.

L’ostéopathie et la douleur de dos du footballeur

Le football est l’un des sports les plus pratiqués en France. Il est complet et sollicite bon nombre de zones du corps : mais de fait, cette pratique peut déclencher plusieurs types de douleurs, notamment un mal de dos. Dans cet article, nous vous en expliquons les causes et l’apport de l’ostéopathie dans l’amélioration de ces douleurs !

Quel mal de dos chez le footballeur ?

Le football est un sport collectif où les joueurs courent beaucoup. Lors de la course, le footballeur réalise des mouvements de rotation du tronc accompagnés par les épaules et le bassin. Ces torsions de tronc sont augmentées lors des tirs. Une bonne mobilité de l’ensemble du corps et notamment du dos est nécessaire pour éviter l’apparition de douleurs. Les muscles dorsaux, à l’origine des mouvements, doivent également être assez forts.

Du fait de ces mouvements de torsion répétitifs, des maux de dos peuvent apparaître chez le footballeur. Les douleurs en bas du dos, appelées lombalgies, sont les plus fréquentes. Ces dernières peuvent être d’origine inflammatoire, mécanique ou viscérale. Dans le cas de la lombalgie inflammatoire, il s’agit d’une cause organique avec l’inflammation d’une articulation ou d’un muscle. Une consultation médicale est nécessaire pour traiter ces douleurs afin d’adapter le traitement. Les lombalgies mécaniques arrivent lors des efforts et la réalisation de certains mouvements devient douloureuse. Concernant les douleurs viscérales, elles sont causées par un ou plusieurs organes abdominaux. En effet, l’innervation et les attaches de ces viscères sont en lien avec les lombaires et peuvent créer une douleur lorsqu’elles fonctionnement mal.

Les douleurs de dos d’origine mécanique sont les plus fréquentes chez le footballeur. Ces douleurs peuvent être chroniques, c’est-à-dire qu’elles sont présentes depuis plus de 3 mois, ou aigües.

Pourquoi le footballeur a mal au dos ?

Plusieurs facteurs vont venir sur-solliciter le dos du sportif et créer des douleurs.

La cause très souvent retrouvée est un déséquilibre musculaire entre les muscles du dos, les abdominaux et parfois les muscles des membres inférieurs. Les abdominaux sont des muscles toniques qui permettent le maintien de la posture. Ils ont un rôle très important dans la stabilisation et la mobilisation du dos. Une faiblesse des abdominaux entraîne une position moins physiologique de vos lombaires (bas du dos creusé, cambré) et sera à l’origine de douleur. Si les muscles du dos ne sont pas assez forts, le même phénomène apparaît. Le rachis lombaire prend une posture qui deviendra douloureuse avec le temps.

Lors des courses, l’impact au niveau du sol crée de nombreux micro-traumatismes au niveau du dos. Le corps a une capacité d’adaptation qui permet que ces légers impacts n’entraînent pas de douleur. Cependant, ajoutés à un déséquilibre musculaire, ces micro-traumatismes répétés vont favoriser une surcharge au niveau des vertèbres et le corps n’arrivera plus à s’adapter. Des lombalgies apparaîtront alors.

Les douleurs en bas du dos peuvent également être causées par les membres inférieurs. Une ancienne entorse, une perte de mobilité des chevilles, une tonicité trop importante de certains muscles ou des ligaments trop distendus peuvent être à l’origine de déséquilibre des appuis. En effet, lorsque vous avez mal à une cheville, votre corps s’adapte et évite la douleur en s’appuyant préférentiellement sur la jambe non douloureuse.

Ces changements d’appuis viennent se répercuter sur votre bassin et votre bas du dos qui s’adaptent. Cela peut alors être à l’origine de lombalgies.

Enfin, le stress et le surmenage ont tendance à être à l’origine de douleur du dos. Le stress est souvent associé à une posture en fermeture, à une contraction plus importante des muscles et un moins bon fonctionnement de l’ensemble du corps. Le dos est alors fragilisé et les mouvements de torsion lors de la course et du tir peuvent causer une douleur.

L’ostéopathie, un rôle important pour diminuer les douleurs du dos du footballeur

L’ostéopathie est une thérapie manuelle qui, par une prise en charge globale du patient, cherche à diminuer ces douleurs. L’objectif d’une consultation est de trouver ce qui est à l’origine de la douleur en étudiant l’ensemble du corps du patient.

Pour un footballeur présentant des douleurs de dos, l’ostéopathe peut réaliser des techniques musculo-squelettiques sur les membres inférieurs pour améliorer les appuis. Le footballeur a souvent des pertes de mobilité au niveau des chevilles et du membre inférieur en général. En effet, les entorses sont fréquentes lors de la pratique du football. De plus, les muscles des jambes sont sollicités dans de nombreux mouvements dans ce sport et des tractions sur les articulations peuvent être à l’origine de cette perte de mobilité. Cependant, ceci entraîne des adaptations du bassin et des lombaires. Une sur-sollicitation de cette zone et une tension trop importante des muscles du dos peuvent être à l’origine d’une douleur. En améliorant les appuis, l’ostéopathe permet de diminuer les tensions et évite une surcharge au niveau des lombaires.

Le praticien peut également redonner de la mobilité au dos à l’aide de techniques articulaires. Il pourra diminuer les tensions musculaires souvent à l’origine de douleur.

L’ostéopathe permettra ainsi au footballeur de réaliser des mouvements de torsion optimaux et de diminuer les douleurs associées.

Comme précisé précédemment, les viscères peuvent favoriser les lombalgies du footballeur. Des techniques sur les organes abdominaux seront alors réalisées par l’ostéopathe. En redonnant de la mobilité aux viscères, il diminue les tractions sur les lombaires. En effet, les viscères sont attachés aux lombaires par différents tissus (ligaments, fascia). Lorsque l’organe ne fonctionne pas de manière optimale et perd en mobilité, une tension sur ces attaches va entraîner des tractions constantes sur les lombaires et sera à l’origine de douleur.

Une bonne qualité des tissus est importante pour éviter de nombreux maux. Cette qualité tissulaire dépend de la circulation sanguine qui amène les nutriments et élimine les déchets. Des techniques articulaires sur l’ensemble du corps permettent de favoriser une meilleure circulation du sang dans le corps et un approvisionnement optimal aux tissus.

L’ostéopathe va donc chercher ce qui est à l’origine de la douleur de dos du footballeur.

En plus d’un traitement adapté, il pourra fournir des conseils pour éviter une nouvelle apparition des symptômes.

Une prise en charge pluridisciplinaire pour une guérison optimale du footballeur

L’ostéopathe est un allié important dans la diminution des douleurs de dos du footballeur. Cependant, une prise en charge globale est souvent nécessaire. Lorsqu’un déséquilibre musculaire important existe, des séances de kinésithérapie ainsi que de la musculation sont conseillées. Ainsi, un renforcement des muscles du dos ou des abdominaux va permettre un meilleur maintien de la posture. Les mouvements de rotation réalisés par le footballeur ne seront alors plus douloureux.

Si la souffrance est causée par de mauvais appuis, une consultation chez un podologue est conseillée. Un port de semelles peut être nécessaire pour équilibrer les appuis du sportif et permettre une diminution des lombalgies.

Pour diminuer le stress, facteur favorisant important des douleurs de dos, différentes techniques naturelles existent. Des exercices de respiration, la méditation, la sophrologie ou encore l’hypnothérapie permettent une meilleure gestion du stress.

La balnéothérapie est également recommandée pour les douleurs de dos du footballeur. Cette thérapie douce permet de diminuer les tensions et surcharges trop importantes sur les articulations et les muscles.

Comment éviter les douleurs de dos du footballeur

Une hygiène de vie et certains exercices existent pour éviter l’apparition ou le retour des douleurs. Tout d’abord, il est primordial de bien muscler l’ensemble du corps et notamment le dos et les abdominaux. Cela permettra d’améliorer la posture et de diminuer les maux. De nombreux exercices au poids du corps ou avec des poids peuvent permettre ce travail musculaire.

En plus des exercices de musculation, vous pouvez travailler sur votre proprioception. Mettez-vous sur la pointe des pieds et maintenez la position. Mettez-vous sur un pied et gardez l’équilibre. Mettez-vous sur un pied, sautez pour atterrir sur l’autre pied sans tomber. Des surfaces instables existent pour optimiser ces exercices. Ces exercices permettront d’améliorer vos appuis en les rendant plus forts et plus équilibrés.

Le conseil très important pour éviter les douleurs est l’échauffement. Avant chaque entraînement ou match de football, échauffez l’ensemble de votre corps et notamment votre dos. Pour cela, réalisez des rotations de bassin, d’épaules, des flexions de tronc. Mobilisez également vos hanches, en réalisant des rotations et des extensions. Cela permet d’activer les muscles et les articulations progressivement.

Des temps de récupération entre les exercices et entre les entraînements sont nécessaires pour laisser le temps au muscle de se reposer. Un corps sur-sollicité n’arrivera pas à s’adapter et les douleurs apparaîtront plus facilement. Veillez à écouter les signaux de souffrance de votre corps.

Des étirements sont également conseillés pour permettre de diminuer les tensions musculaires.

Comme pour l’échauffement, réalisez ces étirements sur l’ensemble du corps y compris le dos et les abdominaux (pont, position du cobra, posture du dos du chien…).

Enfin, une alimentation équilibrée est nécessaire pour diminuer l’apparition des douleurs du sportif. Cela permet d’éviter une alimentation trop acide (aliments transformés, industrialisés) qui est à l’origine d’une inflammation plus importante des muscles et des articulations. Une bonne alimentation correspond à de bons nutriments pour vos tissus et donc un fonctionnement optimal du corps.

Syndrome du défilé thoraco-brachial : ses causes et ses traitements

Des engourdissements dans le bras, de la main, une douleur dans le cou, une perte de force… Les symptômes du défilé thoraco-brachial sont nombreux et complexes, ils diffèrent selon ses causes. Quelles sont-elles, et comment l’ostéopathie peut-elle vous aider ?

Le syndrome du défilé thoraco-brachial, c’est quoi ?

Le syndrome du défilé thoraco-brachial constitue une pathologie relativement fréquente et souvent méconnue. Il désigne le plus souvent une compression nerveuse (d’un groupe de nerfs qui gouverne la fonction motrice et sensitive de l’épaule, du bras et de la main), plus rarement artérielle ou veineuse, dans le passage thoraco-brachial, entre les muscles scalènes antérieur et moyen, ou plus communément dans la région du cou et des épaules. C’est donc une compression d’un de ces éléments vasculaires ou nerveux qui peut engendrer et expliquer vos symptômes.

Les symptômes du défilé thoraco-brachial

Les symptômes peuvent varier selon les structures qui sont comprimées, vous n’aurez pas les mêmes symptômes si c’est une veine, une artère ou un groupe de nerfs qui est comprimé. Cela n’exclut bien évidemment pas que plusieurs de ces éléments peuvent être comprimés en même temps. De même, la compression peut au départ n’être que nerveuse mais au fur et à mesure que la compression augmente, celle-ci peut aussi devenir artérielle ou veineuse.

syndrome defilé thoraco brachial

La compression nerveuse

Si la compression est nerveuse, les symptômes peuvent comprendre :

  • Un engourdissement/picotement/fourmillement des bras ou des doigts.
  • Une perte de sensibilité au niveau des mains.
  • Une douleur au cou, à l’épaule ou à la main.
  • Une atrophie musculaire de la chair à la base du pouce.
  • Une faiblesse de la force de préhension de la main.

L’atteinte nerveuse va surtout avoir un retentissement sur la force et la sensibilité du membre supérieur.

La compression veineuse

Si la compression est veineuse, les symptômes peuvent comprendre :

  • Une décoloration de la main (couleur bleuâtre) par manque de vascularisation.
  • Un bras enflé.
  • Une douleur du membre supérieur.
  • Une fatigabilité anormale du membre supérieur.

L’atteinte veineuse va avoir un retentissement sur la sensibilité thermique (chaud/froid) du membre supérieur et peut montrer des signes sur la peau.

La compression artérielle

Si la compression est artérielle, les symptômes peuvent comprendre :

  • Une froideur/pâleur des doigts, des mains ou des bras.
  • Une douleur ou une perte de sensibilité du membre supérieur.
  • Une masse pulsatile près de la clavicule.
  • Un pouls faible ou absent dans le membre supérieur atteint.

L’atteinte artérielle va avoir un retentissement sur la sensibilité thermique et douloureuse du membre supérieur et peut montrer des signes sur la peau.

Le syndrome du défilé thoraco-brachial peut débuter comme une gêne et rapidement devenir un handicap invisible qui vous empêche de vivre normalement. Voici une liste d’exemples de difficultés dans la vie de tous les jours qui pourraient vous faire écho : ouvrir une bouteille d’eau, ouvrir du détergent ou médicament avec un bouchon sécurité, se laver les cheveux ou le dos, lever les bras, étendre du linge, maintenir des objets, serrer la main à quelqu’un, etc.

Causes et facteurs de risque du syndrome du défilé thoraco-brachial

Il est souvent le résultat d’une combinaison de trois facteurs causaux : la présence d’une prédisposition anatomique compressive associée à un geste néfaste et une mauvaise posture. En plus de ça des facteurs de risques peuvent se surajouter.

Prédisposition anatomique compressive

Il en existe deux types, les anomalies congénitales et acquises.

  • Anomalies congénitales : votre corps à la naissance peut présenter des anomalies osseuses (côte cervicale, apophysomégalie de la 7e vertèbre cervicale) ou fibromusculaires (serrement anormal de la bande de tissu fibreux qui relie la côte à la colonne vertébrale) créant un terrain favorable à l’apparition de ce syndrome.
  • Anomalies acquises : votre corps acquiert ces anomalies le plus souvent après un traumatisme (cicatrice rétractile, fracture de clavicule, cal osseux), modifiant la structure des éléments anatomiques de la région du cou et de l’épaule, modifiant le passage des éléments vasculo-nerveux de la zone et pouvant donc comprimer ces derniers à l’origine des symptômes.

Gestes néfastes

Ce syndrome peut aussi être causé par des gestes mal réalisés lors de la pratique d’activités sportives. Les domaines les plus touchés sont notamment les sports de lancer ou avec port de charges, engendrant une augmentation des masses musculaires du cou et de l’épaule pouvant comprimer les éléments vasculo-nerveux (handball, golf, baseball, tennis, lancé de poids/javelot, bodybuilding, conduite automobile). Pour éviter toute blessure et pour vous assurer de la bonne réalisation des gestes techniques, demandez conseil à un expert du domaine, vous limiterez ainsi les blessures et augmenterez vos performances !

Mauvaise posture

Les professions requérant des postures contraignantes et soutenues (épaules en fermeture ou maintien de la tête vers l’avant) sont les plus incriminées. Les mauvaises positions derrière un poste fixe peuvent apporter des contraintes chroniques à vos épaules et votre cou. Parmi les professions exposées à ce syndrome, on retrouve les hygiénistes dentaires, ou les personnes qui font de la saisie de texte sur un clavier d’ordinateur ou travaillent sur une chaîne de montage. Les postes avec port de charges lourdes au-dessus des épaules sont également à risque. La surélévation des bras peut causer l’inflammation et l’enflure des tendons et des muscles dans les épaules et le haut des bras, ce qui comprime les nerfs et les vaisseaux sanguins entre le cou et les épaules. Ce sont principalement les personnes manutentionnaires qui sont touchées dans ce cas.

Facteurs de risques

  • Le sexe : ce syndrome touche un peu plus de femmes que d’hommes.
  • L’âge : il est plus fréquent chez les jeunes adultes de 20 à 40 ans.
  • Le poids : l’obésité et le port d’un sac trop grand ou d’un sac à dos trop lourd peuvent exercer une pression excessive sur les articulations et les muscles.
  • La grossesse : le relâchement des articulations pendant la grossesse peut entraîner des signes de syndrome du défilé thoraco-brachial.

Quels sont les différents traitements du syndrome du défilé thoraco brachial ?

Il existe deux types de traitement pour le syndrome du défilé thoraco-brachial :

Un traitement conservateur

Ostéopathie : La première étape thérapeutique est le traitement conservateur qui, la plupart du temps, est suffisant. Comment agit l’ostéopathe pour traiter ce syndrome du défilé thoraco brachial ? On vous dit tout dans notre chapitre un peu plus bas.

Kinésithérapeute : Il est constitué d’un ensemble d’exercices de rééducation posturale, adaptés à chaque cas, et d’un réapprentissage des gestes de tous les jours. Ce traitement conservateur, complémentaire avec l’action de l’ostéopathe, nécessite de nombreuses séances avec un kinésithérapeute durant plusieurs semaines. Y associer des massages au niveau du cou, de l’épaule et du bras peut également avoir des effets bénéfiques.

Médecin : Il peut également prescrire des anti-inflammatoires et des antalgiques pendant une courte période. Surtout évitez l’automédication et demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre des médicaments !

Un traitement chirurgical

Si les symptômes persistent, en dépit de la rééducation posturale ainsi que la suppression des gestes associés à la pathologie, le traitement chirurgical devient une nécessité. Il consiste à dégager un espace anatomique pour permettre une décompression des éléments vasculaires et nerveux. De nombreuses techniques chirurgicales existent et votre chirurgien choisira la voie à emprunter, au cas par cas, selon l’élément à décomprimer en priorité. À cet effet, la dissection des muscles scalènes, l’ablation chirurgicale de la première côte et/ou de la côte cervicale sont possibles.

L’ostéopathie peut-elle soulager ce syndrome du défilé thoraco brachial ?

Absolument ! Le syndrome du défilé thoraco-brachial est un motif de consultation fréquent en ostéopathie. Votre ostéopathe aura plusieurs rôles à jouer dans le suivi de cette affection :

Essayer d’identifier les causes et les facteurs de risques qui pourraient expliquer pourquoi ce syndrome se manifeste chez vous et pas chez quelqu’un d’autre. Ceci lui permettra d’avoir un suivi personnalisé avec vous et de vous donner des conseils adéquats par rapport à votre situation.

Concernant le traitement ostéopathique, il pourra travailler de manière locale sur toutes les zones qui constituent la traversée thoraco-brachiale afin de libérer les structures vasculaires et nerveuses. Il faut également savoir que de nombreux éléments à distance de cette région peuvent agir sur l’apparition du syndrome, variant selon vos antécédents médicaux et votre manière de vivre au quotidien. Ces éléments peuvent se situer n’importe où dans votre corps et peuvent constituer des blocages mécaniques structurels, fasciaux, viscéraux ou crâniens. Les possibilités sont extrêmement nombreuses selon les patients et c’est à votre ostéopathe d’identifier vos propres zones de blocages pouvant accentuer ce syndrome et de les corriger manuellement !

Une amélioration est en général ressentie dès la première consultation. Si au bout de plusieurs séances il n’y a pas d’évolution dans les symptômes, il faut revoir le diagnostic ou faire des examens complémentaires pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres causes en jeu comme une côte surnuméraire ou une autre pathologie adjacente à cette zone.

Une rééducation en parallèle des séances d’ostéopathie avec un kinésithérapeute peut aussi être envisagée pour tenter de diminuer plus rapidement vos symptômes.

Quelques conseils de votre ostéopathe pour soulager vos douleurs liées au syndrome du défilé thoraco brachial

Voici quelques conseils qui pourront limiter l’apparition de ce syndrome et/ou diminuer vos symptômes :

Optimisez l’équipement/ergonomie au domicile et au travail : la prévention du syndrome du défilé thoraco-brachial doit mettre l’accent sur la conception ou le réaménagement des lieux de travail de manière à ce que vous puissiez diminuer les mauvaises postures. Pour les sédentaires, pouvoir changer périodiquement de position au travail est un atout important. Donc pendant vos pauses, restez actif, bougez, et surtout essayez de ne pas enchaîner les heures dans une même position ! Pour les ports de charge en hauteur, le geste-clé réside dans le fait que le coude ne devrait pas dépasser l’horizontalité des épaules. Pour pallier à cela, utilisez le plus possible un escabeau/marchepied pour réduire la distance entre vos épaules et l’endroit où vous voulez placer l’objet.

Étirez vous ! Voici un étirement des muscles du cou très efficace pour ce syndrome que vous pouvez réaliser au quotidien :

étirement défilé thoraco brachial

1. En position assise, asseyez vous sur la main du côté des muscles du cou que vous voulez étirer (à gauche de la femme de l’illustration) de manière à bloquer la main sous vos fesses pour abaisser votre épaule.

2. Avec l’aide de l’autre main, inclinez et tournez votre tête de l’autre côté tout en gardant l’autre épaule en position basse.

Les coliques du nourrisson : définition et solutions pour soulager bébé

Les coliques du nourrisson… expression fourre-tout, souvent utilisée à tort et à travers pour décrire les crises et pleurs de bébé… Attention toutefois à ne pas généraliser et à ne pas passer à côté de quelque chose de plus grave… En effet, les pleurs de bébé sont son unique moyen de communication avec le monde extérieur, mais alors, quel message veut-il nous faire passer lors de ces crises ? Qu’est-ce que c’est exactement ? Peut-on s’en débarrasser ? Comment accompagner bébé au mieux ?

Introduction

Dans un premier temps, pas d’inquiétude pour les jeunes parents. Les coliques du nourrisson sont une affection bénigne. Elles touchent 10 à 20% des nourrissons en bonne santé et disparaissent dans 60% à 90% des cas entre le 3e et 4e mois de vie de l’enfant. 

Avant d’évoquer la colique du nourrisson, le premier réflexe à avoir en tant que parents est d’en parler avec l’équipe médicale qui s’occupe de l’enfant, que ce soit le pédiatre, la sage-femme ou encore l’ostéopathe.

Mieux comprendre les coliques du nourrisson et les reconnaître

Lorsqu’on parle de colique du nourrisson, on ne parle pas d’une maladie mais plutôt d’un comportement. Dès sa naissance, les seuls moyens de communication de l’enfant sont ses pleurs. De cette manière, selon son comportement et la tonalité de ses cris, l’enfant indiquera à son entourage si celui-ci a faim, s’il a besoin d’être changé, s’il a besoin d’attention et le cas échéant, son inconfort.

Bien que les coliques n’aient pas d’étiologie claire, elles sont souvent décrites comme étant liées à des gaz dans le système digestif ou à des spasmes intestinaux.

Néanmoins, la survenue des crises suit un déroulement assez typique avec :

● Des pleurs prolongés et répétés d’arrivée soudaine et sans cause apparente.

● Elles sont souvent associées à une attitude de repli sur lui-même avec les jambes ramenées sur l’abdomen, les poings serrés, une rougeur du visage, le ventre légèrement distendu, une crispation et une agitation. 

● S’ensuit, un retour au calme souvent accompagné de selles ou de gaz intestinaux.

L’enfant peut ainsi subir plusieurs crises de plusieurs heures dans la même journée.

Les parents doivent bien comprendre que même si les crises peuvent être impressionnantes de part l’état dans lequel se met l’enfant et par la tonalité des cris de celui-ci ; que ce comportement reste bénin.

De plus, cela ne fait pas d’eux des parents incompétents et ils pourront même être acteurs de la prise en charge en intégrant de nombreux conseils à leur quotidien pour accompagner au mieux leur bout de chou.

Toutefois attention, même si de prime abord, les coliques semblent être bénignes, il faut toutefois s’en inquiéter lorsqu’elles sont accompagnées de fièvre ou de vomissement, car cela peut être révélateur d’une affection plus grave.

Quels sont les différents traitements pour soulager bébé ?

Avant toute chose, il est important d’en parler avec le pédiatre qui suit l’enfant pour éliminer d’autres diagnostics avant de parler de colique du nourrisson. Le pédiatre sera ainsi amené à vérifier la courbe de croissance et de prise de poids de l’enfant, interroger les parents sur l’appétit de l’enfant, le déroulé des repas mais aussi sur le transit, afin d’éliminer d’autres hypothèses comme des allergies ou des intolérances. Il pourra également questionner les parents sur les temps d’éveil et les temps calmes de l’enfant mais aussi sur d’autres manifestations comme la présence de régurgitations ou de reflux gastro-œsophagien pouvant aussi être des sources d’inconfort pour l’enfant.

Il est important de rappeler que le but n’est pas de “guérir les coliques” mais d’accompagner au mieux les parents et l’enfant dans cette période transitoire. En effet, cette période correspond tout d’abord à la maturation du système digestif et de son système nerveux. Cette période de maturation peut être à l’origine des coliques du nourrisson et de la temporalité de la survenue et disparition de cette affection.

À l’heure actuelle, aucun traitement médicamenteux n’a fait preuve de son efficacité lors d’étude scientifique, même si la trimébutine (médicament agissant sur les spasmes intestinaux) ainsi que des produits d’origine végétal comme la calmosine sont souvent plébiscités par les médecins.

L’ostéopathie, une solution pour apaiser l’enfant

L’ostéopathie fait partie des solutions pour apaiser l’enfant. En effet, cette médecine alternative s’intéresse à l’équilibre des différents systèmes du corps humains et du maintien d’une mobilité de l’ensemble du corps par son approche globale. Ainsi par une approche exclusivement manuelle et douce, elle peut être une solution pour vous aider à accompagner votre enfant à travers ces crises dès les premiers mois.

Pour cela, l’ostéopathe va dans un premier temps, comme le pédiatre auparavant, s’intéresser au vécu de l’enfant que ce soit lors de la grossesse, à l’accouchement et lors des premières semaines de vie. Il s’intéressera à l’alimentation de l’enfant, au déroulement de ses repas, mais aussi au transit, aux phases d’éveil, au développement de la motricité, aux échanges de l’enfant avec le monde extérieur.

Dans un second temps, il va observer l’enfant dans sa manière de se mouvoir et d’échanger avec le monde extérieur. Puis par des mobilisations douces, il testera la mobilité de l’enfant, au niveau de son système musculo-squelettique mais également au niveau viscéral, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de tension qui viennent gêner la digestion et la maturation du système digestif. Il vérifiera aussi le crâne de l’enfant, sa mobilité ainsi que sa base où émerge les fibres nerveuses venant innerver le système digestif du nourrisson. À la suite de cet examen, il pourra alors mettre en place un plan de traitement pour répondre au besoin de l’enfant et surtout pour soulager les crises de bébé.

Quelques conseils pour accompagner les jeunes parents

En parallèle, en tant que parents, vous pouvez également être acteur dans la prise en charge des coliques de votre nourrisson en mettant en pratique quelques conseils :

● Créer un environnement calme pour bébé et éviter les lumières trop fortes, 

● N’hésitez par à porter bébé et le bercer pour le rassurer et faire part de votre présence et de votre accompagnement dans ces moments difficiles pour lui, 

● Vous pouvez également porter bébé en écharpe ou en porte bébé, sa proximité avec vous le rassurera et il sera bercé par vos battements cardiaques

● Masser son abdomen dans le sens des aiguilles d’une montre pour l’aider à évacuer ses gaz,

● Réaliser des mouvements de massage en ramenant les jambes de l’enfant sur son abdomen en faisant des petits rond pour mobiliser son ventre et aider à libérer les gaz,

● Éviter la suralimentation (lorsqu’il y a trop de biberon ou trop de tétée),

● Limiter l’absorption d’air lors des repas en favorisant une position plus verticale de l’enfant lors des repas, en préférant des biberons avec une taille adaptée selon les besoins de l’enfant et en utilisant des tétines ergonomiques 

● Essayer de bien faire faire le rot en fin de repas

● Limiter les stimulations auditives et visuelles, dans cette période de la vie l’enfant découvre le monde extérieur mais il a aussi besoin de calme pour lui permettre de développer son système nerveux

● Faites une cure de probiotique pour rétablir la flore intestinale

Conclusion

Pour finir, même si cette affection n’a pas d’étiologie précisément définie, nous savons qu’elle est en lien avec la maturation du système digestif de l’enfant.

En effet, cela demeure une période transitoire dans la vie de bébé où l’idée est de l’accompagner au mieux à surmonter cette étape.

Attention toutefois à ne pas généraliser et à ne pas utiliser ce terme à tort et à travers. En effet, en cas de doute, il vaut mieux se référer à un pédiatre pour éviter de passer à côté d’œsophagite, de reflux gastro-œsophagien ou d’infections plus graves.

Douleur au dos la nuit

Le mal de dos aussi appelé rachialgie est considéré comme un réel fléau dans notre société. Il peut se manifester par une douleur ou une gêne allant de la base du crâne jusqu’au bassin. La proportion de personnes souffrant par ce que l’on appelle désormais le « mal du siècle » n’a fait qu’augmenter ces vingt dernières années. 

Une douleur de dos peut se manifester à n’importe quel moment de la journée et est particulièrement pénible lorsqu’elle survient la nuit. On regroupe 2 grandes causes de douleur au dos la nuit : les causes inflammatoires et les causes mécaniques.

Si vos douleurs de dos sont accompagnées des signes suivants, veuillez consulter un médecin en urgence :

  • le mal de dos est apparu après un traumatisme (choc, chute, accident sur la route, pratique sportive),
  • les douleurs sont maximales en seconde partie de nuit (2, 3 ou 4h du matin) et empêchent de dormir,
  • des difficultés à bouger un pied ou une jambe,
  • des signes généraux tel que la fièvre, toux, sueurs, faiblesse, vertiges …,
  • si les douleurs sont dans le haut du dos et irradient dans le thorax, bras gauche et éventuellement la mâchoire,
  • des fuites urinaires/ difficultés à uriner/ sang dans les urines de couleur rose ou rouge.

Douleur inflammatoire la nuit

Une douleur de dos la nuit peut être révélatrice d’une inflammation au niveau de la colonne vertébrale. Cette inflammation peut se localiser au niveau d’une articulation, d’un disque intervertébral, d’un ligament ou de l’os. La cause de l’inflammation peut être une dégénérescence des disques intervertébraux, un traumatisme (ex : fracture), une infection, une tumeur ou plus fréquemment une spondylarthrite ankylosante, une hernie discale ou de l’arthrose.

D’un point de vue général, ces causes ont des symptômes communs liés à l’inflammation :

  • douleur qui réveille la nuit (plutôt en 2e partie de nuit vers 4h du matin).
  • sensation de verrouillage ou d’être « rouillé » le matin pendant 30-45 min.
  • diminution des douleurs après prise d’un anti-inflammatoire.
  • la douleur augmente au repos et est soulagée à l’activité physique.

Spondylarthrite ankylosante (SPA) et douleur de dos

La SPA est une maladie inflammatoire articulaire chronique touchant les zones d’insertion des tendons sur les os, et d’origine auto-immune. En plus des symptômes vus précédemment, une spondylarthrite ankylosante pourra engendrer ces symptômes : douleurs « dans la poitrine », orteil ressemblant à une « saucisse-apéritif », douleur au talon, épisodes d’œil rouge, psoriasis et/ou troubles digestifs (type alternance constipation/diarrhée). Des tensions musculaires peuvent se surajouter à cela et sont secondaires à l’inflammation.

Cette maladie reste un diagnostic difficile à établir et de nombreuses personnes restent dans une errance thérapeutique. Le diagnostic repose sur 3 éléments principaux : les signes cliniques, une radiographie standard et une prise de sang (recherche de marqueur de l’inflammation et du gêne HLA B27). Le traitement est principalement médical, allant des anti-inflammatoires, antidouleurs et parfois jusqu’aux infiltrations. Si l’ensemble de ces techniques sont un échec, une biothérapie visant à augmenter la tolérance du système immunitaire peut-être proposée.

Douleur au dos la nuit : hernie discale

La hernie discale correspond à une saillie du disque intervertébral en dehors de sa loge. Les causes principales de la hernie discale sont les efforts répétés et les ports de charge lourdes, augmentant la pression sur le disque qui chasse en arrière. En sortant de sa loge il peut irriter les éléments anatomiques à proximité et créer une inflammation. Ainsi, vous pourrez souffrir, en plus des signes communs, de symptômes tel que : douleur à la toux/défécation/rire/éternuement, douleurs lancinantes dans les bras et/ou les jambes, sensation de fourmillements/picotements/engourdissement dans les bras et/ou jambes, troubles de la miction/défection et une diminution de la force musculaire (stade grave où il faut consulter en urgence).

Le diagnostic se fait grâce aux signes cliniques clinique et une IRM et le traitement associe le plus souvent un repos lors de la phase inflammatoire, des anti-inflammatoires, des antidouleurs et de la rééducation chez un kinésithérapeute.

Remarque : la plupart des hernies discales se résorbent en quelques mois et n’engendrent pas de complications. 

Douleur au dos la nuit : l’arthrose

L’arthrose correspond à l’érosion du cartilage au sein d’une articulation créant une inflammation de cette dernière. La pression mécanique (port de charge, obésité, etc.) et l’âge en sont les causes principales. L’arthrose peut parfois donner en plus des signes généraux des douleurs lancinantes dans les bras et/ou les jambes, sensation de fourmillements/picotements/engourdissement dans les bras et/ou jambes.

Les signes cliniques suffisent en général pour poser le diagnostic mais vous pouvez demander confirmation par radiographie standard. Le traitement est le même que pour la hernie discale.

Remarque : l’arthrose est une pathologie « dégénérative », ce qui veut dire que l’arthrose s’accentuera avec le temps. Cependant, il est très important de comprendre que ce n’est pas parce que vous avez beaucoup d’arthrose que vous allez nécessairement souffrir ! Une personne peut souffrir atrocement et être à un stade d’arthrose débutant tandis qu’une personne fortement arthrosée peut être asymptomatique !

Douleur mécanique du dos

Les douleurs mécaniques concernent principalement le système musculo-squelettique (muscle, tendon, articulation etc), on parle d’une mauvaise fonctionnalité de ce système, sans qu’il y a réellement d’inflammation et de lésion des structures. Ces douleurs peuvent être causées pas une mauvaise position lors du sommeil, l’utilisation d’un oreiller ou d’un matelas inadéquat.

Quelle position pour dormir ?

Il existe 3 grandes positions pour dormir : sur le dos, sur le côté et sur le ventre. Faisons un résumé des avantages et inconvénients.

  • Sur le dos : c’est ,d’un point de vue médical, la meilleure position pour dormir ! Elle permet de soulager les articulations de la colonne vertébrale grâce à un bon alignement des vertèbres. N’oubliez pas de mettre un coussin de part et d’autre de votre tête pour la stabiliser et limiter l’apparition de torticolis le matin. Il arrive également que ceux dormant sur le dos se plaignent de tension au niveau du bas du dos à cause du creux qui se forme. Pour pallier ce creux, vous pouvez placer un oreiller mou sous vos jambes ou sous le matelas !
  • Sur le côté : la position peut être très confortable pour la colonne si on respecte certains paramètres. Opter pour un oreiller épais qui comblera le creux entre le matelas et votre cou vous permettra de réduire un maximum les tensions articulaires et musculaires de la région du cou et de l’épaule. Glisser un coussin entre vos genoux permettra d’éviter une rotation du bas du dos et du bassin pouvant favoriser des douleurs du bas du dos et du bassin.
  • Sur le ventre : cette position cumul les inconvénients, et est très néfaste pour votre cou. Effectivement, sur le ventre, vous êtes obligé de tourner la tête pour respirer, engendrant une asymétrie de pression favorisant blocages articulaires et contractures musculaires au niveau du cou et des épaules. Son seul avantage est qu’il serait plus facile de s’endormir dans cette position !

Mal au dos : problème de literie ?

Un matelas vieillissant ou un oreiller mal adapté peuvent parfois être les raisons des douleurs de dos la nuit.

  • Oreiller : si vous dormez sur le côté, prenez un oreiller assez épais pour que le sommet de votre tête soit dans l’alignement de votre colonne vertébrale. Si vous dormez sur le ventre, optez pour un oreiller plutôt plat et fin. Enfin si vous dormez sur le dos, la taille et la texture n’ont pas vraiment d’importance. Il est recommandé de changer d’oreiller tous les 5 ans à peu près.
  • Matelas : il est généralement recommandé d’acheter un matelas plus ou moins semi-ferme. N’hésitez pas à les essayer en magasin pour trouver celui qui vous convient, un lit ça se conserve longtemps (10 ans) donc prenez le temps de bien le choisir.

N’oubliez pas qu’il n’existe en réalité pas de règle lorsque on parle de position de sommeil ou de literie. Si vous dormez confortablement dans une position farfelue ou que le matelas est très dur et que cela ne vous gêne pas, gardez vos habitudes ! Ces conseils sont plutôt dirigés vers des personnes souffrant du dos la nuit et qui souhaitent changer leur manière de dormir.

Soulager votre douleur dorsale nocturne : les conseils de l’ostéopathe

En plus de trouver une bonne position pour s’endormir et du bon matériel de literie, vous pouvez agir quotidiennement pour diminuer vos douleurs.

Si vos douleurs sont d’origine inflammatoire, privilégiez le repos lors de crises aigues, vous pouvez également mettre du froid sur la zone douloureuse pour atténuer l’inflammation (jamais à même la peau, mettez un chiffon entre la source de froid et la peau).

Si vos douleurs sont plutôt mécaniquesétirez-vous et mobilisez doucement la zone douloureuse au moins une fois par jour. Faites-le de préférence avant d’aller vous coucher pour augmenter vos chances de passer une bonne nuit de sommeil.

Quelques étirements pour relâcher vos douleurs dorsales nocturnes

Etirements 1 : En position allongé et en gardant la tête collée au sol, agrippez vos genoux et amenez-les en direction de votre poitrine. Gardez l’ensemble du dos plaqué au sol.
Etirement 2 : Allongez-vous à plat ventre. Joignez les pieds jambes tendues sans forcer. Placez les mains de part et d’autre de votre corps, à la hauteur des épaules, les avant-bras posés au sol. Levez lentement le buste. Regardez droit devant vous ou regarder le plafond.
Etirement 3 : En position debout, bras tendus vers le ciel et mains jointes, inclinez le tronc légèrement du côté droit en évitant le pivotement axial du tronc. Faites ensuite le même mouvement du côté gauche.
Etirement 4 : Assis sur une chaise, croisez les jambes (la gauche par-dessus la droite). Placez votre main droite sur le côté de votre genou gauche, bras tendu. Tournez d’abord la tête vers la gauche, puis les épaules et tout le tronc. Gardez le dos droit et les fesses bien à plat sur la chaise. Répétez du côté opposé.

Les étirements sont à réaliser pendant 20-30 secondes de chaque côté. Pensez à bien respirer et à gagner dans le mouvement lors des expirations.

Mobilisation douce : vous pouvez mobiliser l’ensemble de la colonne vertébrale en vous mettant à quatre pattes et faites le dos rond puis le dos creux, et réalisez une vingtaine-trentaine d’aller-retour

L’ostéopathie peut-il aider une douleur de dos nocturne ?

L’ostéopathe va pouvoir être efficace en cas de cause mécanique ! Si la cause est inflammatoire, votre ostéopathe pourra vous accompagner dans votre parcours médical en association avec divers acteurs de santé selon votre cas. Votre ostéopathe aura plusieurs rôles à jouer dans le suivi de votre douleur :

Essayer d’identifier les causes et les facteurs de risques qui pourraient expliquer pourquoi est-ce que cette douleur se manifeste chez vous et pas chez quelqu’un d’autre. Ceci lui permettra d’avoir un suivi personnalisé avec vous et de vous donner des conseils adéquats par rapport à votre situation.

Concernant le traitement ostéopathique, il pourra travailler de manière locale sur les zones douloureuses afin de restituer une bonne vascularisation et une bonne innervation des structures atteintes. Il faut également savoir que de nombreux éléments à distance de cette région peuvent agir sur l’apparition de la douleur, variant selon vos antécédents médicaux et votre manière de vivre au quotidien. Ces éléments peuvent se situer n’importe où dans votre corps et peuvent constituer des blocages mécaniques structurels, fasciales, viscérales ou crâniens. Les possibilités sont extrêmement nombreuses selon les patients et c’est à votre ostéopathe d’identifier vos propres zones de blocages pouvant accentuer vos douleurs et les corriger manuellement !