Rentrée scolaire : l’ostéopathie pour prévenir et soulager le mal de dos des enfants

Mis à jour : 2 avr. 2019

la rentrée en bonne forme !

La rentrée est un jour clé pour les futurs écoliers. Outre la préparation à leurs futures études, l’effervescence des nouvelles rencontres, parfois une légère appréhension, ce moment peut s’accompagner de désagréments souvent bénins concernant la santé.

Être en pleine forme et peut-être aussi l’une des clés de la réussite d’une bonne rentrée.

Il est parfois intéressant, en préambule de cette rentrée, de prévoir un bilan qui s’inscrira dans une préparation active aux échéances qui se dessinent pour l’élève.

Une période importante de la vie

L’ enfant entre 2 et 16 ans est en perpétuel développement. Cette période va conditionner l’évolution physiologique et fonctionnelle de sa future vie d’adulte. Pour cela, l’approche de la rentrée scolaire est une période idéale pour prendre en compte cette l’évolution. Sa croissance physique et son développement intellectuel et psychique vont lui demander une grande quantité d’énergie. Énergie qui sera ce d’autant plus sollicitée lors d’activités intellectuelles, artistiques ou sportives à l’école.

Stress lié à la rentrée

Les enfants peuvent parfois se plaindre d’oppressions thoraciques ou tachycardies fonctionnelles (ou le cœur qui s’emballe). On parle de signes « fonctionnels » c’est-à-dire qu’il n’y a pas de pathologie sous-jacente et donc peuvent être soignés en ostéopathie. Pour soigner en ostéopathie les oppressions thoraciques et les tachycardies fonctionnelles, un diagnostic sur l’ensemble du corps sera effectué pour trouver et libérer les zones de blocages dans le corps qui sont à l’origine de ces symptômes.

Consulter un ostéopathe en amont ou durant la rentrée est un facteur de bien être pour l’enfant.

Rentrée scolaire

L’ostéopathie pour prévenir et soulager le mal de dos des enfants

Chaque année, au moment de la rentrée des classes, ressurgit le problème des cartables trop lourds. Malgré la directive du Ministère de l’Education Français de limiter à 10% du poids de l’enfant le poids du cartable, celui-ci, notamment chez les collégiens, dépasse régulièrement le poids admissible. Les parents d’élèves, les professionnels de santé ont beau alerter et s’alarmer, les choses ne changent pas. Quelques semaines après la rentrée les enfants peuvent se plaindre de douleurs vertébrales, musculaires, parfois de maux de tête et souvent de fatigue. Une solution pour les aider : l’ostéopathie.

Une séance au moment de la rentrée, en prévention, c’est la garantie que votre enfant pourra commencer son année scolaire dos équilibré et apte à subir les contraintes de la vie quotidienne des élèves. C’est aussi le moment de faire un bilan complet pour la pratique des activités sportives. L’ostéopathe, après un diagnostic précis, libèrera, par des gestes doux et adaptés, les tensions articulaires, musculaires, ligamentaires accumulées par l’enfant au cours des mois précédents. Il redonnera mobilité et liberté aux tissus du corps et lui permettra une meilleure adaptabilité. Aller voir un ostéopathe au début de l’année scolaire c’est donner à son enfant les meilleures chances de passer l’année sans douleur.

Mal de dos des enfants

Bien que les enfants aient des tissus souples et adaptables, plus des 2/3 d’entre eux, âgés de 10 à 15 ans se plaignent de douleurs vertébrales. Les cartables trop lourds, les rythmes scolaires soutenus, le stress, les troubles de la croissance, les traumatismes de la vie courante et du sport en sont principalement la cause. L’ostéopathie soulage et prévient ces troubles. Parents, à la rentrée ayez le bon réflexe : prenez rendez-vous chez l’ostéopathe.

Ostéopathie et dépression

Le trouble dépressif concerne 15% à 20% de la population générale. L’ostéopathie peut-elle s’inscrire dans la prise en charge de la dépression ?

Qu’est-ce que la dépression ?

La dépression se caractérise par une association de symptômes, différente d’une personne à l’autre. Dans tous les cas, ces symptômes, plus ou moins sévères, sont présents presque chaque jour, durent au moins deux semaines, sont source de détresse et ont un retentissement professionnel, social et familial. On parle d’épisode dépressif.

Quels sont les signes de la dépression ?

Lors d’un état dépressif, la personne se plaint d’au moins deux symptômes parmi ceux-ci : une tristesse constante, un abattement et une perte d’intérêt et de plaisir pour des activités du quotidien, une réduction de l’énergie ou une fatigabilité anormale. D’autres troubles peuvent être constatés : dévalorisation de soi, perte de l’appétit…

Diagnostic de la dépression

Le médecin ou psychologue peut utiliser des outils d’évaluation (questionnaires) pour poser le diagnostic d’épisode dépressif caractérisé. Il existe également un autoquestionnaire que le patient dépressif peut utiliser pour mieux formuler ses plaintes. Le médecin recherche l’existence d’une maladie associée et interroge la personne sur son passé et celui de sa famille. Si elle l’accepte, le médecin peut s’entretenir avec certains de ses proches.

Évaluation et prévalence de la dépression

Le professionnel évalue la sévérité de l’épisode dépressif : l’intensité de celui-ci, le retentissement sur la vie familialequotidienne et professionnelle, le risque suicidaire, la présence d’autres manifestations psychologiques associées (hallucinations, idées délirantes). 15%-20% de la population générale, connaitra à un moment ou un autre de sa vie,un trouble dépressif caractérisé. Les population jeunes (15-44 ans) sont les plus touchés. Ceci  a tendance à diminuer avec l’âge.

Traitement de la dépression

Il existe différents types de traitements. Le traitement le plus fréquent reste la psychothérapie portant un intérêt aux émotions et au comportement pour changer la vision de soi du patient. Le traitement médical a recours aux antidépresseurs. Ces deux thérapies empêchent les rechutes. D’autres traitements, comme la luminothérapie et l’électroconvulsivothérapie, sont efficaces pour les cas sévères de d’épisode dépressif majeur mais n’empêchent pas le risque de rechute.

L’ostéopathie est-elle efficace pour traiter la dépression?

Il existe peu d’études portant sur l’ostéopathie et le trouble dépressif. Celles publiées tendent à montrer une inefficacité des traitements. Cependant une étude non publiée portant sur l’impact d’un traitement fascial du foie et des structures environnantes sur la dépression laisse entrevoir des résultats positifs malgré de nombreux biais. Il manque donc d’autres études rigoureuses pour conclure de l’influence même si les résultats actuels sont peu concluants.

Consultez votre ostéopathe, il essayera de vous aider en rendant de la mobilité à votre corps.

Ostéopathie et névralgie pudendale

La prévalence de la névralgie pudendale est inconnue. On observe toutefois une prédominance féminine. Face à cette affection, l’ostéopathie est-elle un moyen thérapeutique pour soulager le/la patient(e)?

Rappel anatomique du nerf pudendal

Le nerf pudendal est la branche terminale du plexus pudendal. Il s’agit d’un nerf mixte qui constitue le nerf principal du périnée, l’ensemble musculaire de la paroi inférieure du pelvis fermant le détroit inférieur. À noter que le nerf pudendal nait de la troisième racine sacrée et reçoit de surcroît des contingents de neurofibres des racines sus- et sous-jacentes (S2/S4 voire S5).

névralgie pudendale ostos ostéopathie
Nerf pudendal (crédits : Wikipédia)

Définition de la névralgie pudendale

Comme le souligne orphanet, la névralgie pudendale est une “neuropathie périphérique acquise rare, caractérisée par une douleur neuropathique chronique touchant la région sensorielle du nerf pudendal (région périnéale, entre les organes génitaux et l’anus), aggravée en position assise et dont la cause organique n’a pu être identifiée par des examens d’imagerie ni des analyses en laboratoire. Elle s’accompagne également souvent d’un dysfonctionnement pelvien“.

Les points de conflit du nerf pudendal

On décrit la névralgie pudendale pour la première fois en 1987. Elle est souvent en lien avec une compression du nerf sur son trajet à différents passages. Celle-ci peut être due soit à un conflit avec les ligaments sacro-tubéraux et sacro-épineux, soit dans la fossette ischiorectale, notamment au niveau de l’enveloppe fibreuse autour du muscle obturateur interne ou encore d’une neuropathie/d’un syndrome douloureux régional dont la physiopathologie est multifactorielle.

Symptômes de la névralgie pudendale

Les douleurs de la névralgie pudendale sont à type de paresthésies ou de brûluresspontanéespermanentes. Le siège est périnéal et elles irradient vers la vulve, le scrotum et l’anus. Les douleurs peuvent irradier aussi vers la face interne des cuisses, les ischions et les fesses. A noter que ces douleurs apparaissent surtout en position assise.

Critères diagnostiques de la névralgie pudendale

Le diagnostic de la névralgie pudendale se fait principalement avec les critères de Nantes (1) le siège de la douleur correspond au territoire du nerf pudendal, (2) la douleur survient en position assise, (3) l’absence de douleur nocturne, (4) la normalité de l’examen clinique neurologique du périnée ainsi que (5) la positivité du bloc anesthésique. Par la suite ces critères peuvent être appuyés par échographie-dopplerradiographiescintigraphie osseuse ou IRM pour déterminer la zone du conflit.

Prise en charge médicale

Le traitement médicamenteux associe des antalgiques (tramadol), des antidépresseurs et des antiépileptiques pour agir sur les douleurs neuropathiques. Cependant, du fait d’une efficacité parfois insuffisante et d’effets indésirables importants, une prise en charge pluridisciplinaire associant rééducation et kinésithérapie est recommandée. D’autres alternatives peuvent être envisagées avant la chirurgie, notamment une infiltration au niveau du point de conflit.

Prise en charge ostéopathique

À ce jour, peu d’études portant sur l’impact d’un traitement ostéopathique sur la névralgie pudendale ont été publiées. Ainsi, une étude prospective rapporte que 10 des 12 patients estiment avoir été soulagés par le traitement ostéopathique. Pour prendre un autre exemple, plus récemment, une étude de cas rapporte des effets bénéfiques sur la douleur et la fonction pelvienne suite à une prise en charge ostéopathique chez une patiente dont le traitement médicamenteux a échoué.

Consultez votre ostéopathe, il peut essayer de vous soulager.

L’ostéopathie pour soulager la névralgie d’Arnold?

La névralgie d’Arnold est un phénomène de santé méconnu. Elle se manifeste généralement par des douleurs au niveau du cou et d’une partie du crâne. L’ostéopathie peut-elle agir sur cette pathologie et en soulager les symptômes?

Le nerf d’Arnold

Le nerf d’Arnold ou nerf grand occipital naît de la racine nerveuse postérieure de C2. Il innerve la peau de la majeure partie de la portion postérieure du scalp. Ce nerf innerve également les muscles de la face postérieure du cou (grand oblique, splénique grand et petit complexes). Il a été décrit pour la première fois en 1834 par l’anatomiste Friedrich Arnold.

Schéma du nerf d'Arnold ou nerf grand occipital
Nerf d’Arnold Credits to : 1. Choi I, Jeon SR. Neuralgias of the Head: Occipital Neuralgia. J Korean Med Sci. 2016

La névralgie d’Arnold

Selon l’International Headache Society, la névralgie d’Arnold est une céphalée paroxystique unilatérale d’origine cervicale secondaire à une irritation ou une compression du grand nerf occipital et/ou du petit nerf occipital provoquant une douleur sur les dermatomes de ces derniers.

Épidémilogie et étiologie de la névralgie d’Arnold

Malgré une incidence mal déterminée de la pathologie, une étude néerlandaise rapport que la névralgie d’Arnold semble affecter 3,2 personnes pour 100 000 habitants. La névralgie d’Arnold représenterait 8,7% des névralgies d’origine cervicale et 90% des névralgies d’Arnold concerneraient le nerf grand occipital. Une irritation du nerf grand occipital et/ou du nerf petit occipital par une contracture chronique des muscles et/ou une arthrose de la colonne cervicale supérieure est souvent impliquée.

Symptômes et diagnostic de la névralgie d’Arnold

Les patients souffrant d’une névralgie d’Arnold décrivent une douleur lancinante qui irradie dans le crâne. La douleur est persistante et paroxystique  avec une topographie variable (dû aux anastomoses des nerfs occipitaux). Certains patients peuvent ressentir une douleur rétro-orbitaire ou ressentir une douleur oculaire/déficience visuelle, des acouphènes, étourdissements, nausées ou encore une congestion nasale. Il convient d’éliminer d’autres causes avant de poser le diagnostic de névralgie d’Arnold.

Prise en charge médicale et chirurgicale de la névralgie d’Arnold

Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les injections d’agent anesthésique local semblent avoir un effet transitoire. Le traitement médical peut inclure des anti-dépresseurs ou des opioïdes. L’injection de toxine botulique peut soulager la douleur aiguë et améliorer la qualité de vie pendant plusieurs mois. Si aucun effet du traitement médical n’est observé, les patients peuvent avoir recours à la chirurgie (neurolyse, stimulation nerveuse occipitale).

L’ostéopathie pour traiter la névralgie d’Arnold

A notre connaissance, peu d’études mêlant ostéopathie et névralgie d’Arnold semblent exister. Dans un article publié en 2013, une équipe mentionne l’effet non conclusif de la manipulation vertébrale pour le traitement de la névralgie d’Arnold. Fort heureusement, l’ostéopathe a d’autres techniques à sa disposition pour réaliser ses traitements.

Plus récemment, une étude espagnole  semble indiquer l’effet bénéfique d’une prise en charge ostéopathique en complémentarité d’une prescription d’orthèses plantaires pour le traitement des patients souffrant d’une névralgie d’Arnold. Quoiqu’il en soit c’est un sujet qui mériterait qu’on lui accorde des recherches rigoureuses.

D’une manière plus pragmatique, lors de la consultation, l’ostéopathe va dans un premier temps déterminé la cause d’apparition de la douleur ainsi que les différents potentiels points de conflit sur le trajet du nerf d’Arnold. A partir de ces précieuses informations, il va pouvoir élaborer un plan de traitement afin de réduire les symptômes douloureux et améliorer la mobilité du corps.

L’ostéopathie pour accompagner la grossesse, soulager la maman en rendant une mobilité globale.

Pour reprendre la définition du Larousse, la grossesse correspond à « l’ensemble des phénomènes se déroulant entre la fécondation et l’accouchement, durant lesquels l’embryon, puis le fœtus, se développe dans l’utérus ».

Les troubles durant la grossesse

Tout au long de la grossesse les femmes enceintes font face à de nombreux troubles : lombalgiesaltérations du transitrefluxpubalgies, etc. Ainsi, on estime que 11% à 38% des femmes enceintes souffrent de constipation. Tandis que 40% à 50% des femmes enceintes ont connu des lombalgies (prévalence au plus haut au 3e trimestre). Celles-ci peuvent, dans certains cas, persister après l’accouchement. Que peut apporter l’ostéopathie dans le parcours de santé de la femme enceinte ?

Considérations cliniques

Lors de votre consultation, l’ostéopathe aura différents objectifs en fonction de l’avancée de votre grossesse. D’une manière générale, votre thérapeute s’assurera de la bonne mobilité lombo-pelvienne ET générale ainsi que d’une fonction optimale du diaphragme.

Dans les premiers mois de la grossesse, le but de l’ostéopathe « sera de vérifier et valoriser les capacités d’adaptation de la patiente à l’expansion globale générée par la grossesse. »

En deuxième partie de grossesse, l’ostéopathe cherchera à préparer le corps aux contraintes liées à l’accouchement.

L’ostéopathie peut-elle accompagner la grossesse ?

A notre connaissance, il semble exister peu de revues de littérature sur les effets de l’ostéopathie chez la femme enceinte. La plus récente est une étude allemande datant de 2017 qui a examiné 5 essais cliniques randomisés (ECR) sur la lombalgie de la femme enceinte et 3 ECR sur la lombalgie du post-partum.

L’étude a trouvé des preuves modérées de l’effet bénéfique d’une intervention ostéopathique chez les femmes enceintes souffrant de lombalgies sur la douleur et l’état fonctionnel.

L’ostéopathie en fin de grossesse

Dans son article dans le JAOA  de 2012, J. Lavelle, ostéopathe DO, étend le champ d’action de l’ostéopathie chez la femme enceinte à d’autres motifs. L’ostéopathie serait en mesure de faciliter et d’écourter le travail, d’avoir moins recours au forceps et d’améliorer le drainage lymphatique et veineux (sans que cela ne soit prouvé).

Certains ostéopathes hypothétisent sur les mécanismes à l’origine de ces changements. Ainsi, les interactions entre les viscères et les structures musculo-squelettiques seraient responsables du travail facilité, le système nerveux sympathique pourrait être un vecteur pour agir sur le système cardiovasculaire et des techniques sur le diaphragme pourrait décongestionner le système veineux.

Consultez votre ostéopathe, votre bébé et vous n’irez que mieux.

Ostéopathie et sommeil

Le sommeil fait partie des besoins vitaux de chaque individu. Il est une phase de récupération indispensable. La moyenne de temps de sommeil se situe entre 7 et 8 heures, mais demeure spécifique à chaque individu. Cela peut varier de 5 à 6 heures pour les “petits dormeurs” et de 9 à 10 heures pour les “gros dormeurs”. L’ostéopathie peut-elle avoir des bénéfices sur la qualité du sommeil?

Les cycles du sommeil

Chaque nuit se compose de plusieurs phases. On discrimine la phase de sommeil lent léger, la phase de sommeil lent profond et le sommeil paradoxal. C’est au cours de cette dernière que nous rêvons. En une nuit, un individu réalise entre trois et cinq cycles. Chaque cycle dure en moyenne 90 minutes.

Chronobiologie et horloge interne

Les phases du sommeil sont gérées par votre rythme circadien (horloge interne) qui suit un cycle d’une durée de 24 heures. Le sommeil, à l’instar de presque toutes les fonctions biologiques sont soumises à ce rythme.  L’horloge interne est resynchronisée en permanence sur un cycle de 24 heures par des agents extérieurs qui agissent simultanément. Le plus puissant d’entre eux est la lumièreL’activité physique et la température extérieure jouent aussi un rôle, mais bien plus modeste.

Le manque de sommeil

Pour juger de la qualité du sommeil le critère essentiel est l’état de la personne au réveil. Si l’individu se lève fatigué, il est possible que son sommeil ne soit pas réparateur. En France, 1 personne sur 3 est concernée par un trouble du sommeil. 45% des 25-45 ans estiment qu’ils dorment moins que ce dont ils ont besoin. Les conséquences incluent une augmentation du risque de maladies cardiovasculairesd’obésité, de cancer, de diabèted’accidents  et possiblement de dépression.

Améliorer la qualité de son sommeil

Pour savoir quand aller dormir, il faut prêter attention aux premiers signes de fatigue. Néanmoins, quelques conseils peuvent aider à améliorer la qualité du sommeil : des horaires réguliers de couchers et d’éveil, limite d’écran avant d’aller dormir, une literie convenable, limiter les perturbateurs lumineux et auditifs, favoriser les températures fraiches, instaurer un rituel de sommeil en incorporant de la méditation ou des exercices de cohérence cardiaque, des micro-siestes.

L’ostéopathie a-t-elle un effet sur la qualité du sommeil?

Les thérapies comportementales et cognitives demeurent la prise  en charge la plus efficace et le traitement pharmacologique le plus répandu. Du côté de l’ostéopathie peu d’études sur le sujet semblent avoir été publiées à notre connaissance. Toutefois, mentionnons Cutler et al. qui ont publié en 2005  une étude pilote sur le sujet. D’après les auteurs, les manipulations crâniennes pourraient réduire la latence du sommeil en agissant sur le système nerveux autonome.

L’ostéopathie pour soulager l’intestin ou le colon irritable, qu’en est-il?

Le syndrome de l’intestin irritable ou du colon irritable sont des affections digestives les plus fréquentes et bien trop souvent négligées. L’ostéopathie peut-elle améliorer la qualité de vie des patients qui en souffrent?

Définition

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est une maladie gastro-intestinale chronique et récurrente dont les symptômes et les caractéristiques varient. Cette affection est aussi appelée “colopathie fonctionnelle” ou “syndrome du côlon irritable”.

Prévalence

Environ 10 % de la population est atteinte du SII à un moment donné – environ 200 personnes sur 100 000 reçoivent un premier diagnostic de SII chaque année.

Le syndrome de l’intestin irritable est le trouble fonctionnel intestinal le plus fréquent. Sa prévalence moyenne est de 10 % dans la population générale. La plupart des estimations de prévalence se situant entre 10 % et 15 %. Le SII est plus souvent diagnostiqué chez les personnes âgées de 50 ans ou plus, et il est plus fréquent chez les femmes, avec un rapport femmes-hommes de 2:1 à 4:1.

Symptômes du syndrome de l’intestin irritable

Les symptômes du SII sont des douleurs et une gêne abdominales associées à des modifications du transit intestinal, telles qu’une fréquence accrue des selles, une forme anormale des selles, des efforts pendant la défécation, une urgence à déféquer, une sensation de défécation incomplète, le passage de mucus et des ballonnements.
La maladie est diagnostiquée à l’aide des critères de Rome (I-IV), un système de classification mondialement reconnu. Les personnes atteintes du SCI ont tendance à présenter des déficiences fonctionnelles importantes, des niveaux d’invalidité plus élevés et une qualité de vie limitée.

Causes du syndrome de l’intestin irritable

Les causes du SCI demeurent méconnues. Le stress et la fatigue intense sont des éléments qui peuvent favoriser l’apparition et/ou l’exacerbation des symptômes. La prévalence étant plus importante chez les femmes, la piste des hormones féminines est étudiée, sans preuves pour l’instant. De même, citons les troubles de la motricité intestinale, des anomalies des mécanismes de contrôle de la douleur viscérale au niveau du Système Nerveux Central ou les dysbioses (flore bactérienne perturbée).

Prise en charge conventionnelle

La fréquence et l’intensité des symptômes déterminent le niveau de traitement médical des patients atteints du SII, qui peut aller de l’absence de traitement ou d’un traitement très léger à un traitement d’urgence.

Les thérapies conventionnelles pour les patients souffrant du SII impliquent généralement le système nerveux moteur, sensoriel ou gastro-intestinal central et comprennent la réduction du lactose, la supplémentation en fibres, les agents de charge, les laxatifs, les antispasmodiques, les antibiotiques, les interventions psychologiques ou les antidépresseurs.

Alors que les antispasmodiques, les interventions psychologiques et les antidépresseurs ont montré certains avantages dans la prise en charge du SII, la supplémentation en fibres, les laxatifs stimulants et les agents de charge ont montré peu de valeur thérapeutique dans les essais contrôlés randomisés (ECR), bien qu’ils soient souvent utilisés pour la prise en charge de la maladie. En outre, l’efficacité de ces thérapies varie d’une étude à l’autre.

L’ostéopathie pour soulager les symptômes de l’intestin irritable

Deux revues de littérature (l’une en 2014, l’autre en 2015) rapportent que l’ostéopathie peut réduire les symptômes de l’intestin irritable tels que la douleur abdominale, la constipation, la diarrhée et a amélioré de manière générale le bien-être. Aucune étude n’a rapporté d’effets secondaires indésirables graves/statistiquement significatifs.

Ces études ont été menées sans restrictions de techniques ou de protocoles standardisés. Les auteurs spéculent sur le fait que l’approche ostéopathique holistique est plus pertinente dans la gestion des symptômes du SII que les techniques manuelles localisées.

Malgré ces observations, les effets physiologiques sous-jacents au traitement ostéopathique des patients atteints du SII demeurent méconnus. En se basant sur un raisonnement ostéopathique, les auteurs suggèrent que les restrictions de mobilité des viscères pourraient perturber les mécanismes d’autorégulation du corps humain. Ainsi, le traitement ostéopathique aiderait à normaliser l’apport sanguin, lymphatique, l’équilibre neurovégétatif tout en normalisant la mobilité et l’élasticité  des viscères ou du péritoine entourant le viscère.

Ces études semblent indiquer des résultats favorables de de l’ostéopathie pour la prise en charge des symptômes liés à l’intestin irritable.

N’hésitez pas, consultez votre ostéopathe.

Les bébés et l’ostéopathe

Votre bébé souffre de maux de ventre, pleure beaucoup, ne trouve pas le sommeil ? Une séance chez l’ostéopathe peut être une solution pour  votre bébé.

Une naissance difficile, des pleurs inexpliqués, des nuits impossibles… Pourquoi ne pas faire appel à l’ostéopathie ? Faut-il systématiquement le faire ?

Pourquoi choisir un ostéopathe pour son enfant ?

La pédiatrie n’est enseignée dans aucune formation initiale d’ostéopathie. Elle fait l’objet d’une spécialisation ultérieure, après l’obtention du diplôme. Par conséquent, la compétence du praticien ne fait l’objet d’aucun titre spécifique. C’est son éthique qui va lui dicter d’accepter ou non de très jeunes enfants, en fonction de son expérience et de sa spécialisation.

Comment se déroule une séance d’ostéopathie sur un bébé ?

L’entretien avec le parent est capital, puisque l’enfant n’est pas en mesure de s’exprimer. Il occupe la majeure partie du rendez-vous. L’ostéopathe vous interrogera dans le détail sur les circonstances de l’accouchement, les troubles pour lesquels vous consultez, le sommeil de l’enfant, la façon dont il est nourri… Bien entendu, cela ne remplace pas le suivi pédiatrique de votre bébé.

Puis, l’ostéopathe observera longuement l’enfant de la tête aux pieds avant de le toucher. Si son crâne est déformé (plagiocéphalie) à cause d’un mauvais positionnement, d’un torticolis, l’ostéopathe pourra envisager d’intervenir. En revanche, si la déformation du crâne vient d’une soudure prématurée des sutures crâniennes, ce n’est plus du ressort de l’ostéopathe.

Le soin lui-même doit se faire très délicatement, sans effrayer bébé, ni lui faire mal. C’est une prise en main toute en douceur, parfois imperceptible. L’intervention de l’ostéopathe vise à dénouer les tensions, pas à en créer. L’enfant mis en confiance n’a pas de raison de pleurer. Il est possible qu’il pleure immédiatement après, sous l’effet du relâchement opéré. Dans ce cas, il se calme rapidement tout seul.

A chaque phase de la séance, l’ostéopathe vous conseillera sur les bons gestes au quotidien et vous montrera comment aider votre enfant à se calmer seul.

Les indications de l’ostéopathie

Si votre enfant se porte bien, il n’est pas nécessaire de pratiquer un bilan. Albert Debouté considère qu’il ne faut pas s’immiscer de force dans le démarrage de l’enfant. Ce n’est justifié qu’en cas de troubles identifiés. Dans les premiers mois de la vie (0-6 mois environ), une séance d’ostéopathie peut s’avérer bénéfique, si l’enfant rencontre les troubles suivants : 

  • du sommeil
  • de l’agitation
  • de pleurs excessifs
  • des coliques
  • des régurgitations persistantes malgré un lait épaissi

La consultation peut être est longue. Il faut compter plus d’une heure. L’examen initial envisage l’ensemble de l’enfant, de la tête aux pieds. L’observation puis l’interrogatoire du parent sont des préalables aux gestes de soin.

Les déformations anatomiques, des cas à part

Une naissance difficile peut occasionner une déformation du crâne, un torticolis, une asymétrie pelvienne des jambes ou des pieds. Adoptez les bons gestes pour éviter toutes malformations ou anomalies corporelles.

Le couchage, responsable de déformations crâniennes

Le couchage systématique sur le dos, recommandé pour éviter la mort subite du nourrisson, est également responsable de nombreuses déformations crâniennes. Auparavant, l’alternance des positions de couchage, notamment sur le flanc, réalisait naturellement un « modelage » des cartilages du crâne du bébé.

L’autonomie de l’enfant aide à réduire les malformations

Habituellement la plupart des déformations rentrent dans l’ordre quand l’enfant commence à se retourner seul et trouve de nouveaux appuis. Si les craniocéphalies perdurent, cela peut gêner :

  • les yeux : la frontalisation des yeux peut entraîner des problèmes visuels ultérieurs
  • les dents : le maxillaire peut être déformé et impacter la mise en place de la dentition
  • les oreilles : la chronicité de certaines otites (séreuses)
  • la gorge et le nez : des troubles ORL peut aussi s’expliquer par la forme du crâne.

Des déformations orthopédiques à réguler

D’autres déformations orthopédiques (hanches, membres inférieurs, pieds) peuvent être remédiées dans la petite enfance, en accord avec le pédiatre, le kinésithérapeute et en synergie avec d’autres intervenants (orthophoniste par ex.).

L’ostéopathe aide les parents à écouter leur enfant

Si bébé est crispé, agité, sursaute au moindre bruit, est difficile à calmer, dort très peu, cela révèle peut-être des tensions que l’ostéopathie peut dénouer. En observant votre enfant, en vous interrogeant, l’ostéopathe, par son expérience des tout-petits et l’exercice de la patience, vous enseignera comment aider l’enfant à se calmer lui-même. Un ostéopathe spécialisé en pédiatrie pourra vous montrer comment être mieux à l’écoute, rassurer le bébé qui pourra alors se calmer dans un début d’autonomie par rapport à la mère.

Les troubles digestifs chez le bébé

L’alimentation de bébé, tout un art

L’ostéopathe s’attachera d’abord à comprendre de quelle manière vous nourrissez l’enfant. La tétée est-elle trop rapide ? L’angle du biberon permet-il une déglutition correcte ? Ensuite, il travaillera sur les muscles viscéraux, à savoir l’estomac et les intestins pour les détendre et retrouver un péristaltisme (contraction qui permet la progression du bol alimentaire dans le tube digestif) linéaire et non pas spasmodique.

La solution : douceur et gestes au quotidien

Le geste se pratique toujours avec une grande douceur. Il aboutit à une normalisation tissulaire. Les tissus doivent retrouver une bonne mobilité entre eux, le sang circule mieux, les tensions sont dénouées. L’ostéopathe vous conseille dans les gestes quotidiens pour ne pas rompre l’équilibre rétabli par son intervention. Le bienfait se ressent rapidement après la séance. Le but n’est pas de multiplier les séances.

Alors, si votre bébé vous fatigue de façon excessive, s’il démarre mal ou s’ilsouffre de troubles du développement mineurs, pensez à l’ostéopathie. C’est peut-être la solution pour l’aider à (re)trouver son « bien-être ».

Que cherche l’ostéopathe quand il touche mes « organes »?

Les organes de la cavité pelvienne

Les organes de la cavité pelvienne comprennent entre autre la vessie, l’utérus et les ovaires, chez la femme, ou la prostate, chez l’homme.

Ces organes sont particulièrement importants, car ils s’appuient directement au fond du bassin. S’ils sont mal positionnés, ils peuvent comprimer les nerfs et les vaisseaux sanguins rejoignant les membres inférieurs, comme vos jambes.

Par exemple, suite à un accouchement, il est fréquent que les organes pelviens de la femme se retrouvent « aspirés » vers le bas (on parle alors de « ptose »). Ce qui conduit à de désagréables symptômes comme les fuites urinaires, les douleurs lors de relations sexuelles, les hémorroïdes, etc.

Il est important de rappeler à ce sujet, que les ostéopathes exclusifs ne sont pas autorisés à pratiquer ce qu’on appelle les techniques internes. Il est important de souligner que les praticiens ne peuvent pas placer leurs doigts ou mains, dans un orifice « intime ». Les médecins et sages femme y sont eux autorisés.

Quelques exemples de symptômes de troubles viscéraux touchant les organes de la cavité pelvienne

  • Problèmes associés à la fertilité
  • Douleur persistantes au niveau du coccyx
  • Infections urinaires à répétition, besoin d’uriner fréquemment

Les organes de la cavité abdominale

Les organes de la cavité abdominale comprennent tout ce qui se situe sous vos abdos.
Cela comprend entre autre les reins, les glandes surrénales (glandes situées au dessus des reins qui produisent des hormones) les intestins, le côlon, le foie, la vésicule biliaire, l’estomac, la rate, le pancréas.

Ces organes entretiennent un rapport étroit avec le caisson abdominal qui les confine (diaphragme, muscles abdominaux, muscles lombaires et plancher pelvien). Les intestins sont particulièrement vulnérables au stress chronique et au manque de repos. Il est par exemple fréquent d’être constipé en cas de stress intense.

Le traitement viscéral sur les intestins permet de faciliter le transit. Le résultat est souvent rapide et procure une sensation de légèreté et de bien-être.

Quelques exemple de symptômes de troubles viscéraux touchant les organes de la cavité abdominale
  • Douleurs lombaires persistantes non soulagées par des traitements musculosquelettiques
  • Constipation et diarrhée, surtout lorsque chronique
  • Crampes abdominales, ballonnement, flatulence
  • Jambes lourdes
  • Reflux gastrique chez l’adulte et reflux gastro-oesophagien du nourrisson

Les organes de la cavité thoracique

Les organes de la cavité thoracique comprennent entre autre les poumons et le coeur.

Ces organes sont vitaux et disposent de beaucoup de protection. Ils sont recouverts de la cage thoracique, mais aussi de plusieurs autres enveloppes individuelles. De plus, ils sont en contact avec le diaphragme, sorte de gros muscle en forme de toit de chapiteau qui couvre toute la surface interne des côtes.

Le diaphragme est sans aucun doute le muscle le plus important dans le processus respiratoire. Il n’arrête jamais de fonctionner, de notre naissance jusqu’à notre mort.

L’ostéopathie viscérale considère que les organes thoraciques sont particulièrement touchés lors d’épisodes d’anxiété. Il est fréquent par exemple d’avoir le coeur « serré » lorsqu’on apprend une mauvaise nouvelle.
Ce phénomène s’explique par le rôle important du diaphragme : lors de stress importants ou à la suite du maintien prolongé d’une posture voûtée, il n’est pas rare que le diaphragme « s’accole » aux organes directement sous lui, comme le foie et l’estomac, restreignant ainsi leurs mouvements de glissement nuisant à leur bon fonctionnement.

Quelques exemples de symptômes de troubles viscéraux touchant les organes du thorax
  • Douleurs dans le haut de l’omoplate montant vers le cou
  • Sensation de douleur en barre dans le dos, sous les omoplates
  • Fatigue constante inexplicable
  • Oppression de la cage thoracique